Le pianiste Fazil Say en butte aux islamistes

Un tribunal d’Istanbul a ouvert une enquête sur des tweets jugés provocateurs sur l’islam. L’artiste veut s’exiler au Japon.

Le verdict est sans appel. «Je pense qu’il est temps pour moi de m’installer au Japon», a déclaré, le 23 avril dernier, le pianiste Fazil Say au quotidien turc «Hürriyet». À 41 ans, ce virtuose du clavier, aussi célèbre pour ses talents de compositeur que pour ses interprétations hautement personnelles du répertoire classique, s’apprête à quitter Ankara, sa ville natale, où il avait choisi de revenir après la naissance de sa fille, au terme de plusieurs années d’errance en Allemagne puis à New York. De récentes déclarations sur Twitter, où il s’est avoué fier de pouvoir revendiquer son athéisme et avait moqué l’appel à la prière du muezzin, lui ont, en effet, attiré les foudres du régime d’Ankara… et semblent compromettre définitivement une relation déjà tendue avec le parti islamo–conservateur AKP, au pouvoir depuis 2002. Selon la justice turque, qui réprime l’insulte aux valeurs religieuses, Fazil Say pourrait être passible de trois mois à un an de prison. «Je suis peut–être la première personne au monde à faire l’objet d’une enquête pour avoir déclaré mon athéisme», a–t–il commenté, toujours au journal «Hürriyet».

Lire l’article complet sur Le Figaro

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