L’ancien camp de Sobibor va être « restauré »

Du sinistre camp d’extermination de Sobibor, en Pologne, il ne reste pratiquement plus rien. Israël et la Pologne ont décidé de collaborer afin d’y effectuer des travaux afin de reconstituer ce qui peut l’être de cet enfer dans lequel périrent 250.000 personnes, dont 160.000 Juifs. L’Office de Perpétuation de la Mémoire des Victimes de la Deuxième Guerre Mondiale, basé en Pologne, en coopération avec les ministères israéliens de l’Information et des Affaires Etrangères, vont réaliser ce projet, avec l’aide de la Slovaquie et des Pays-Bas ainsi que les conseils techniques de « Yad Vashem ». Des fouilles seront également réalisées sur l’emplacement du camp, sous la supervision de spécialistes internationaux, afin de retrouver notamment les traces des chambres à gaz. Un nouveau Mémorial et un Musée du Souvenir seront érigés sur place, pour un montant de 6 millions d’euros, et les travaux sont prévus pour être achevés en octobre 2013, qui marquera le 70e anniversaire de la célèbre révolte des déportés, qui éclata dans ce camp. Le ministre polonais chargé de ce projet a déclaré « que la Pologne voit dans ce projet une obligation sacrée afin de perpétuer le souvenir des victimes de Sobibor ». De son côté, Ronen Ploth, directeur du Ministère de l’Information et des Relations avec la Diaspora, estimait « que ce projet était un acte éducatif de la plus haute importance pour le souvenir de la Shoah et la lutte contre le négationnisme ». En juillet 1943, après le passage d’Heinrich Himmler dans le camp, et sa décision de le transformer en camp d’extermination, des Juifs d’origine biélorusse, sous la direction d’un officier de l’armée Rouge, décidèrent de fomenter une révolte, prévue pour le 14 octobre. Ils réussirent à désarmer les gardiens et à ouvrir une brèche dans les barbelés. Plus de 300 déportés réussirent ainsi à s’enfuir, mais seuls 47 survécurent aux mines que les nazis avaient placées autour du camp. Pour se venger, les SS assassinèrent presque tous les déportés, même ceux qui n’avaient pas participé à la révolte. Après que le camp eut fermé, les nazis tentèrent de dissimuler les traces de leurs crimes en construisant une ferme anodine et en plantant de nombreux arbres sur place sur le terrain du camp.

Lire l’article complet sur israel7.com

Share This

About the author

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.