Gaby Ashkenazy témoigne devant la commission Tirkel

La commission Tirkel, chargée d’enquêter sur l’arraisonnement de la Flottille de Gaza, poursuit ses travaux. Après avoir interrogé les responsables politiques, elle aborde à présent les questions militaires en recueillant, en premier lieu, le témoignage du chef d’état-major Gaby Ashkenazy. Ce dernier est donc arrivé mercredi matin à l’auberge Rabin de Jérusalem pour présenter sa version des faits. Dans sa déposition, Ashkenazy a admis que les renseignements recueillis par Tsahal sur les passagers du bateau turc n’avaient pas été suffisants. Il a rappelé qu’il s’agissait d’activistes de l’organisation turque IHH qui n’est pas encore reconnue officiellement comme étant un groupe terroriste, malgré ses activités, et qu’ils opéraient dans un pays n’étant pas considéré comme un ennemi d’Israël. Le chef d’état-major a tenu à assurer la pleine responsabilité de l’action de Tsahal sur les bateaux, en soulignant que l’opération sur le Marmara avait été menée correctement et que les soldats n’avaient tiré qu’en cas de nécessité tout en conservant leur sang froid et en faisant preuve de courage. « L’erreur que nous avons commise, moi compris, a-t-il déclaré, a été de penser qu’il n’y aurait qu’une dizaine de personnes sur le bateau et qu’il suffisait d’y jeter quelques grenades pour les effrayer et permettre à 15 de nos soldats d’investir les lieux ». Il a ajouté que les soldats auraient dû procéder à des tirs précis afin de réduire les risques. Le chef d’état-major a rappelé que le blocus maritime sur Gaza avait été imposé à sa demande en janvier 2009, après l’opération Plomb Durci. Jusqu’à cette date, les autorités politiques du pays avaient permis aux bateaux d’y pénétrer sans contrôle mais Askenazy avait estimé qu’il fallait mettre fin à cette situation et a donc demandé au Premier ministre et au ministre de la Défense de l’époque de permettre ces nouvelles mesures. Il a encore précisé que toutes sortes de moyens avaient été envisagés et que « l’arraisonnement des bateaux tentant d’entrer à Gaza était considéré comme un dernier recours ». Dans ce contexte, il faut encore indiquer que l’Onu envisage d’interroger des soldats israéliens, dans le cadre d’une enquête internationale sur les événements de la Flottille. C’est ce qu’a précisé mardi soir le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky. Toutefois, le but de cette enquête ne serait pas selon lui de tirer des conclusions personnelles en mettant en cause certaines personnalités mais plutôt « de tout fa

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441 0 Aug 11, 2010

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