Philippe Abi-Akl – Des divergences internes retardent la tenue du 9e congrès du Hezbollah

La guerre civile qui fait rage en Syrie et l’incertitude sur son issue ont poussé le secrétaire général du Hezbollah et ses cadres dirigeants à repousser à une date indéterminée le 9e congrès du parti, qui devait se tenir en septembre dernier. Le congrès était d’autant plus important qu’il marquait le 30e anniversaire de la fondation de ce parti, au cours de l’occupation israélienne du Liban, en 1982. Sachant par ailleurs que l’annonce officielle de la fondation du Hezbollah devait attendre février 1985, année du retour de son exil en France, de l’ayatollah Khomeiny.

L’ajournement de l’échéance s’explique aisément par les incertitudes qui marquent un certain nombre de question, comme l’avènement des Frères musulmans en Égypte, l’instabilité à Tunis et le désordre en Libye. L’arrivée du « printemps arabe » en Syrie n’a pas été pour faciliter les choses, puisqu’il s’est accompagné d’une montée des groupes salafistes sunnites, sur le modèle de ce que voyons au Liban avec cheikh Ahmad el–Assir, à Saïda et cheikh Salem Rafeï à Tripoli.

Au milieu de ce brouillard, il vaut mieux n’avancer qu’au pas, fait–on valoir dans les milieux du Hezbollah concernés. Au pas, et sans risque de changement majeur, tant qu’on n’y verra pas plus clair.

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417 0 Oct 13, 2012

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