Syrie : craignant la chute de la capitale, la Garde présidentielle se replie sur Damas

Alors que les autorités démentent le bombardement du palais présidentiel, l’Armée Syrienne Libre a diffusé une vidéo qui “dément le démenti”, reconnaissant avoir manqué la cible.

Mais la peur de nouveaux pilonnages semble avoir contraint le régime à éteindre toutes les lumières dans et autour du palais, une première historique très significative.

La percée des rebelles autour de Damas, leur prise de Douma et leur progression à Harasta (au nord-est) et leur implantation dans les quartiers sud et sud-est de la capitale, inquiètent le régime. Plusieurs sources syriennes affirment ce mercredi soir que la Garde présidentielle a reçu l’ordre de se replier sur Damas pour protéger l’un des derniers bastions du régime. Des colonnes de blindés ont quitté leurs positions à Homs, Hama et Deraa et se dirigent vers la capitale. Cette nuit, de violents combats opposent ces forces à des unités de l’Armée syrienne libre, sur la route internationale reliant Damas au Nord, affirment plusieurs sources, y compris l’agence de presse officielle Sana.
Pourtant, le régime continue à démentir les informations qui ont fait état, depuis ce matin, du bombardement du Palais présidentiel. Des témoins à Damas, cités par les médias, affirment ce soir que pour la première fois depuis des décennies, le palais présidentiel qui surplombe la capitale est « tous feux éteints », sans doute pour éviter de nouveaux pilonnages. Interrogé par la télévision « Al Arabiya », un porte-parole des Brigades de Deraa a affirmé que ses unités ont lancé plusieurs salves d’obus de mortier de calibre 81 et 120 mm sur le Palais, sur le siège du gouvernement, sur celui des Renseignements et sur l’aéroport militaire de Mazzeh. Bien que le porte-parole ait reconnu que les artilleurs ont manqué leur cible présidentielle, il n’en demeure pas moins qu’ils ont prouvé leur capacité à l’atteindre, comme le prouve cette vidéo.

Le régime s’acharne par ailleurs sur la population en multipliant les raids aériens sur des cibles civiles, comme les hôpitaux. Ce mercredi, un hôpital de l’est d’Alep a été visé par les fameux tonneaux explosifs largués par l’aviation, qui recourt également aux bombes prohibées à sous–munitions et à fragmentation.

Enfin, des voix s’élèvent pour mettre en garde contre « un massacre que le régime préparerait contre les camps de réfugiés palestiniens », en guise de punition collective après l’engagement de terroristes palestiniens dans les rangs de la révolution contre Bachar Al-Assad dont le régime est accusé par les réfugiés de les avoir pris en otage, ainsi que la cause palestinienne, pour négocier avec Israël son maintien au pouvoir, depuis les années 1970. Les Palestiniens reprochent également au régime syrien d’avoir « fait beaucoup plus de morts parmi les Arabes (palestiniens, syriens, libanais et irakiens) que toutes les guerres israéliennes ».

Parmi les camps palestiniens menacés figurent ceux de Khan Al–Cheïkh (27 km au sud de Damas), de Homs, de Naïrab (près d’Alep), de Hama, de Khan Danoune (23 km au sud de Damas), de Deraa, de Jermana, de Yarmouk et d’Al–Ramel (Lattaquié).

Mediarabe.info

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316 0 Nov 8, 2012

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