Le jour où la France a donné un bout de Syrie à la Turquie

La ville d’Antakya dans la région du Hatay est l’un des points névralgiques de la guerre à la frontière turco–syrienne. Depuis le début du soulèvement syrien, réfugiés et déserteurs syriens s’y pressent ainsi que journalistes étrangers, ONG, agents de services de renseignements et diplomates de tous pays. Autrefois, la ville se nommait Antioche et la région était appelée «sandjak d’Alexandrette». Sous mandat français, le Sandjak est passé sous l’autorité de la Turquie en 1939. Damas n’a jamais reconnu cette annexion et peut compter sur l’irrédentisme d’une partie de la population, des alaouites et des arabes qui ont gardé de forts liens communautaires avec la Syrie. Flash back. Nous sommes en 1918. La Turquie, alliée à l’Allemagne, est défaite. Les vainqueurs se partagent les dépouilles de l’empire ottoman. Dans la continuité des accords Sykes–Picot (1916) puis de San Rémo (1920), les provinces arabes reviennent à la Grande–Bretagne et à la France laquelle obtient la Syrie, le Liban et la Cilicie. Mais depuis 1919, l’armée française affronte les forces du général turc Mustafa Kemal qui veut récupérer la Cilicie. En 1921 ( accord Franklin–Bouillon ), la France cède la Cilicie aux Turcs et redessine la frontière entre la Turquie et la Syrie. Paris conserve la ville d’Antioche et sa région, dont les gravures illustrent les timbres sépia barrés d’un affirmatif «Sandjak d’Alexandrette» après que la France …

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