Al Nusra, Hezbollah: pour une cohérence diplomatique

Simone Rodan–Benzaquen Directrice France de l’American Jewish Committee

Il y a dix jours, nous avons, avec satisfaction et étonnement, pris connaissance de la décision du gouvernement français de demander l’inscription du front Al Nosra sur la liste des organisations terroristes au sens de l’ONU. Satisfaction, car cette organisation affiliée à Al–Qaïda a, en effet, infiltré les rangs des rebelles syriens avec pour mission de radicaliser les troupes anti Assad. La France a donc raison de ne pas laisser une organisation comme Al Nosra épouser, puis contrôler une cause aussi juste pour le peuple syrien.

Etonnement, car cette initiative apparaît pour l’heure en décalage avec d’autres enjeux alarmistes tout aussi importants. En effet, malgré des demandes réitérées de plusieurs pays, malgré l’évidence, malgré l’urgence, la diplomatie française semble hésiter dans sa lutte contre un autre intégrisme terroriste qui menace également le Proche–Orient ainsi que nos démocraties occidentales. Il s’agit du Hezbollah.

Pourquoi une telle frilosité face à une organisation qui a déjà pris en otage une grande partie du Liban? Pourquoi une telle réticence face à cette mouvance? Pourquoi faire traîner depuis des mois le dossier du Hezbollah alors qu’il est mis en cause de manière évidente dans l’attentat de Bourgas en Bulgarie et dans la préparation d’un autre à Chypre?

Lire l’article complet sur huffingtonpost.fr

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