Noëlle Lenoir – Les 3 T: Tiananmen, Tarhir et Taksim ou l’avenir incertain de la révolte turque

Décidément, les autocrates sont allergiques au dialogue. C’est la démonstration qu’est en train de faire Recep Erdogan, le Premier ministre turc. En dépit de sa volonté affichée de conjuguer Islam et Démocratie et de consolider la Turquie en tant que puissance régionale de premier plan faisant le pont entre l’Asie et l’Europe, M Erdogan a gâché en moins d’un mois le crédit dont il bénéficiait sur ce plan. Tout allait pourtant dans le sens du renforcement de son pouvoir.

  • – Voilà un leader politique, trois fois élu démocratiquement en 2002, 2007 et 2011, et qui a fait de son parti islamo-conservateur – l’AKP – la seule véritable force politique du pays ;
  • – Voilà un Premier ministre qui détenait toutes les manettes après avoir pratiquement réduit à néant tous contre-pouvoirs. L’armée autrefois kémaliste et dont l’influence dominait la vie politique, est décapitée. Ses chefs, embastillés, attendent leur procès pour complot vrai ou supposé. Les juges, nommés parmi les membres ou sympathisants de l’AKP, sont soumis. Les journalistes encore en liberté, pratiquent l’autocensure, tandis que leurs collègues sont détenus en masse pour délits d’opinion. Ahurissante statistique : dans ce pays de 75 millions d’habitants, il y aurait plus de journalistes emprisonnés qu’en Chine !
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