Liban : le Hezbollah redoute le Tribunal International et œuvre pour son démantèlement

Selon le quotidien koweïtien “Al Raï“ (l’Opinion), Hassan Nasrallah doit mener, demain mardi, une nouvelle et virulente attaque contre le Tribunal International pour le Liban, lors de sa sixième apparition télévisée de l’été. Nasrallah craint que la justice internationale n’inculpe des dirigeants de son parti, et de remonter la chaîne pour le menacer personnellement ainsi que ses “maîtres iraniens“. D’où, la nécessité pour sa survie de démanteler le TPI. Selon le quotidien “ Al Raï “, Hassan Nasrallah prendra la parole par écrans interposés, mardi soir, pour poursuivre ses attaques contre le Tribunal pénal international pour le Liban, chargé de juger les assassins de Rafic Hariri et de plusieurs dizaines d’autres Libanais depuis 2005. Le secrétaire général du Hezbollah s’appuie sur des fuites organisées par la presse pour affirmer que le Tribunal est “ politisé “ et vise spécifiquement le Hezbollah et plusieurs de ses dirigeants. Il redoute qu’il soit personnellement visé pour que son inculpation puisse permettre à remonter la chaîne de commandement et parvenir à des dirigeants iraniens. Selon le Parti de Dieu, ce scénario servira à renforcer l’étau sur la République Islamique pour son soutien aux mouvements de résistance. Ainsi, le journal koweïtien croit savoir que le plan d’attaque de Nasrallah va s’articuler, demain, autour de l’illégitimité du Tribunal et demander son invalidation et la rupture de l’accord portant sur son instauration signé par le Liban et les Nations Unies. Narsallah estime que cet accord n’a pas été approuvé par le Parlement libanais. Donc il est sans valeur. Or, Nasrallah semble avoir oublié qu’il fut, avec ses alliés de l’opposition, dont notamment Nabih Berri, président du Parlement libanais, à l’origine de la fermeture du Parlement, pendant plus de 18 mois, dans l’objectif affiché d’empêcher la création d’un Tribunal international. Il semble également avoir oublié que sa milice armée a envahi Beyrouth et encerclé le siège du gouvernement de Fouad Siniora, pendant des mois, après avoir échoué à le renverser en en retirant ses ministres. Même si Hassan Nasrallah a la mémoire courte pour oublier ses agissements contre la justice, et pour faire semblant d’avoir oublié la détonation d’une tonne d’explosifs, en février 2005, il ne peut pas obliger les Libanais à en faire autant. D’ailleurs, la multiplication de ses apparitions télévisées, généralement si rares et réservées aux occasions cruciales – il signera demain sa sixième vidéoc

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