Saad Hariri : « L’attentat de Roueiss est un crime horrible, la guerre du Hezbollah en Syrie aussi »

Saad Hariri : « L’attentat de Roueiss est un crime horrible, la guerre du Hezbollah en Syrie aussi »

Réagissant samedi, sur Twitter, à l’attentat de Roueiss, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, s’est dit « ulcéré de voir le sang des Libanais versé de la sorte », et leur sort engagé malgré eux. « Si l’attentat de Roueiss est un crime horrible, la guerre du Hezbollah en Syrie est un crime aussi », a déclaré M. Hariri.
Le chef du courant du Futur a indiqué avoir décelé d’abord dans le discours de Hassan Nasrallah « des propos équilibrés », avant de devenir « catastrophiques ». « Je ne comprends pas comment un homme responsable peut se contredire de la sorte, en appelant d’abord ses partisans à la retenue, avant d’annoncer qu’il est prêt à aller combattre en personne en Syrie. »
« Si le Hezbollah veut combattre les takfiristes, il devrait consulter d’abord tous les Libanais et non s’engager seul dans une guerre au profit du président syrien Bachar el-Assad », a martelé l’ancien Premier ministre. Et de poursuivre : « Les faits apporteront la preuve que les takfiristes sont une infime minorité. Il n’y aura pas de place pour les takfiristes en Syrie après Bachar el-Assad. »
Comparant la guerre du Hezbollah en Syrie à l’invasion américaine de l’Irak sous prétexte d’armes de destruction massive et rappelant que les États-Unis se sont retirés d’Irak faute de dialogue entre les deux pays, M. Hariri a estimé que Hassan Nasrallah prépare un dialogue tendu avec la nouvelle Syrie, se demandant : « Où donc se retirera alors Hassan Nasrallah ? »
Après avoir affirmé que « la résistance cesse d’être résistance quand elle se transforme en entité exerçant son hégémonie sur l’État, l’armée et le peuple », M. Hariri a souligné que « la discorde est l’essence même du terrorisme », déplorant que le discours de Hassan Nasrallah soit « encore une fois sorti de l’ordinaire, sans pour autant réduire la tension qui règne au Liban ».
En conclusion, estimant que ce discours pave la voie « à une plus grande implication dans la fournaise syrienne », Saad Hariri s’est dit ulcéré de voir « le sang des Libanais versé de la sorte ».
Nahr el-Bared
Au passage, M. Hariri a rappelé que si la volonté du Hezbollah de combattre le terrorisme est, en principe, « une bonne chose », il ne comprenait toujours pas ce qui a poussé ce parti à considérer comme « une ligne rouge » les combats de l’armée à Nahr el-Bared (contre le groupuscule Fatah el-Islam, en 2007, NDLR). « Les armes dirigées alors contre la troupe n’étaient-elles pas takfiristes ? » s’est-il interrogé.

Lire l’article complet sur lorientlejour.com

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