Syrie: le malaise iranien face à l’usage des armes chimiques

Les déclarations de l’ex-président Rafsandjani sur la responsabilité du régime syrien dans les attaques chimiques éclairent le « malaise » iranien face aux récents excès de violence de Damas.
Tout est parti d’une dépêche d’Ilna (Iranian Labor News Agency) mise en ligne ce dimanche après-midi. Cité par l’agence de presse semi-étatique, l’ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani impute au régime syrien, un allié traditionnel de Téhéran, l’usage d’armes chimiques contre sa population. Rompant avec le soutien indéfectible de la République islamique à Bachar el-Assad, il déclare sans détour: «Le peuple (syrien) a été la cible d’attaques chimiques de son propre gouvernement et maintenant il doit attendre une attaque étrangère.» Avant d’ajouter: «Le peuple syrien a beaucoup souffert ces deux dernières années.»
Quelques minutes plus tard, le texte est modifié, et l’accusation de gazage volatilisée. Trop tard: la Toile, qui a aussitôt relayé l’information, bruisse déjà de commentaires sur une République islamique qui chercherait à prendre ses distances avec le pouvoir syrien.

Lire l’article complet sur Le Figaro

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