Un air d’ouverture entre Iran et États-Unis

Barack Obama et Hassan Rohani ont confirmé avoir procédé à un échange de lettres inédit.
Le geste est symbolique mais ouvre une nouvelle page dans l’histoire des relations irano-américaines. Ce mardi, Téhéran a fini par confirmer un échange de lettres entre Hassan Rohani et Barack Obama. Deux jours plus tôt, ce dernier avait confié à la chaîne ABC avoir correspondu par écrit avec son homo­logue iranien par l’intermédiaire du sultan d’Oman. «Les Iraniens comprennent que la question nucléaire est pour nous beaucoup plus importante que la question des armes chimiques», a assuré Obama. Ils «ne devraient pas déduire que nous ne frapperons pas l’Iran du fait que nous n’avons pas frappé» la Syrie. En revanche, a-t-il poursuivi, «la leçon qu’ils devraient en tirer est qu’il y a un potentiel pour résoudre ces questions par la voie diplomatique».
Entre les deux pays, les échanges sont au point mort depuis la prise d’otages à l’ambassade américaine qui suivit la révolution de 1979 et l’arrivée des religieux au pouvoir. Les efforts de rapprochement, amorcés sous la présidence de Mohammad Khatami dès 1997, furent rapidement sapés par son successeur, le turbulent Mahmoud Ahmadinejad, élu en 2005. Adepte du déni de la Shoah, le président ultraconservateur fut ironiquement le premier à envoyer une missive à son homologue américain, George W. Bush, à l’époque. Mais le message – un mélange d’incantations mystiques et de leçons de morale – ne fit qu’attiser le mépris de son interlocuteur. Plus tard, Ahmadinejad réitéra, sans succès, l’exercice avec Obama.

Lire l’article complet sur Le Figaro

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