Le Hezbollah libanais joue son avenir dans le bourbier syrien

Présenté comme une question de vie ou de mort par Hassan Nasrallah, l’engagement du mouvement dans le conflit syrien n’a toutefois pas fait l’unanimité en son sein en raison des risques qu’il comporte pour la communauté chiite, dit-on de sources proches du Hezbollah.
Pour le cheikh Sobhi al Toufaïli, qui a dirigé le Hezbollah de 1989 à 1991 mais a depuis quitté le mouvement, la décision a été prise par Téhéran et personne d’autre.
“J’ai été secrétaire général du parti, je sais qu’il s’agit d’une décision iranienne et que la seule alternative était une confrontation avec les Iraniens”, a-t-il dit à Reuters dans sa maison de la plaine de la Bekaa, près de la frontière syrienne.
“Je sais que les Libanais du Hezbollah, et Hassan Nasrallah plus que quiconque, ne sont pas convaincus par cette guerre”.
Les voix dissidentes ont cependant été étouffées. “Le Hezbollah n’est pas maître de ce genre de décisions”, note un responsable sécuritaire libanais. “La décision revient à ceux qui l’ont créé. Il doit obéir aux ordres de l’Iran.”

Lire l’article complet sur Le Nouvel Obs

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