L’Union européennne embarrassée par la répression en Turquie

L’Union européenne (UE) est confrontée à un dilemme : comment sortir les négociations avec Ankara de la paralysie sans donner l’impression de fermer les yeux sur l’ardeur du pouvoir turc à réprimer les manifestations de la place Taksim ni de se contenter des timides réformes démocratiques promises ?
RAPPORT ACCABLANT SUR LA RÉPRESSION
Fin janvier, le premier ministre turc avait même suggéré que son pays pourrait privilégier, faute de progrès avec les Européens, un rapprochement avec l’Organisation de coopération de Shanghaï, emmenée par la Chine et la Russie. De son côté, le négociateur en chef du côté turc, Egemen Bagis, ne croit plus vraiment à une adhésion pleine et entière de la Turquie. A terme, son pays, suggère-t-il, devrait au mieux se trouver dans une situation comparable à celle de la Norvège vis-à-vis de l’Union européenne…
La relance du processus d’adhésion risque, néanmoins, de heurter les défenseurs de droits de l’homme. Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale vient de publier un rapport accablant sur la répression lors des protestations de Taksim. “Dans aucun autre pays membre du Conseil de l’Europe, au cours des dix dernières années, des manifestations n’ont été confrontées à une violence d’une telle échelle”, souligne John Dalhuisen, responsable de l’ONG. Les chiffres sont éloquents : 6 morts, plus de 8 000 blessés, 5 000 arrestations, 130 000 cartouches de gaz lacrymogène tirées par les forces de police antiémeute en vingt jours.
“Le droit de se réunir pacifiquement a été systématiquement bafoué et les violations du droit à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé et maltraité ont été nombreuses”, estime Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty International.

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377 3 Oct 10, 2013

1 comment

  1. Akerman Michel Israël

    Les Turcs s’islamisent de plus en plus tout en restant membre de l’Otan. Ils veulent entrer dans l’UE mais non seulement ils n’en font pas partie, géographiquement parlant, mais ils ne respectent pas la démocratie.
    Il ne leurs reste plus qu’à affréter un bateau genre Marmara et aller jusqu’à Marseille pour protester contre la France, futur pays musulman, qui ne leurs permet pas d’opprimer tranquillement leur population.
    Tant que les Turcs n’admettront pas de reconnaitre le génocide des Arméniens au début du siècle dernier, il n’y a rien à attendre de bon de leur part.
    L’UE qui pactise avec le Qatar, l’Iran (très bientôt), avec l’ Arabie saoudite ou le Liban du Hezbollah souhaite pourtant majoritairement l’entrée de la Turquie dans l’Europe, on cherche vainement pourquoi.
    La baronne antisémite Ashton a-t-elle la réponse ?

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