Tribunal international pour le Liban : disparition d’un témoin encombrant ?

Selon le quotidien koweïtien Al Seyassah du 1er septembre 2010, Mohammad Fawwaz, l’un des responsables du Parti de Dieu à Beyrouth, tué dans les accrochages avec les alliés sunnites du Hezbollah et de la Syrie (Al Ahbache), était l’un des nombreux suspects dans l’assassinat de Rafic Hariri. Des sources du Hezbollah, citées par “ Al Seyassah “, confirment en effet que Fawwaz avait été interrogé par les enquêteurs internationaux, parmi une quinzaine d’autres suspects et témoins, membres du parti chiite. Mais les mêmes sources écartent, sans convaincre, la piste de “ l’élimination délibérée des témoins “. Mais selon le quotidien koweïtien, Fawwaz était l’un des principaux responsables du terrain, et un pilier du dispositif militaire et sécuritaire du Hezbollah à Beyrouth, et à ce titre, sa hiérarchie craignait que son nom ne figure dans les actes d’accusation que le procureur général du Tribunal international doit rendre publics dans les mois à venir. Or, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, avait promis de ne livrer aucun suspect au Tribunal spécial pour le Liban, et il a a appelé, à maintes reprises, le gouvernement à rompre toute collaboration avec la justice internationale, accusée de vouloir impliquer le parti dans les nombreux assassinats, dont celui de l’ancien Premier ministre libanais. La mort de Fawaz dans un accrochage jusque-là énigmatique, opposant deux alliés, pourrait ainsi s’expliquer par une volonté délibérée du parti ou de la Syrie, à travers Al-Ahbache (un pur produit syrien), “ d’éliminer un témoin encombrant et de couper la mèche avant que le feu n’atteigne la direction du parti “. Car, une fois inculpé, le Hezbollah risque d’impliquer ses commanditaires syriens pour éviter de payer seul la facture ! De ce qui précède, il y a fort à parier que les accrochages et les éliminations se poursuivront, tant au Liban qu’en Syrie, dans une opération de “ grand nettoyage “. Déjà, l’ancien ministre syrien de l’Intérieur Ghazi Kanaan et ancien gouverneur militaire du Liban, dont l’assassinat avait été présenté comme un suicide (il était proche de Hariri et risquait de révéler les secrets de son assassinat), l’ancien conseiller du Président Assad, le général Mohammed Sleimane, exécuté dans sa villa sécurisée de Tartous fin juillet 2008, et plusieurs officiers dont Georges Al-Gharbi, morts dans l’explosion du 27 septembre 2008 au sud de Damas, étaient tous liés au dispositif sécuritaire syrien au Liban. A à ce titre, ils auraient eu des

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