Turquie – Les journalistes une nouvelle fois boucs émissaires de la crise politique

Reporters sans frontières dénonce fermement la volonté des autorités d’entraver la circulation de l’information sur le scandale politico-financier qui défraie la chronique depuis une semaine en Turquie. Restriction drastique de l’accès des médias aux sources policières, blocage d’un site d’information, licenciement d’une journaliste de premier plan… Le gouvernement tente par tous les moyens de contenir les fuites sur ce sujet des plus embarrassants et renoue avec une rhétorique très agressive à l’encontre des médias critiques.
Mehmet Baransu n’est pas le seul journaliste de premier plan à faire les frais de la tension politique actuelle. La célèbre chroniqueuse du quotidien conservateur Sabah, Nazli Ilicak, a été licenciée le 18 décembre, au lendemain d’une apparition sur la chaîne CNN Türk au cours de laquelle elle appelé à la démission des ministres dont les fils sont impliqués dans le scandale de corruption. La direction de ce journal pro-gouvernemental a invoqué une « divergence d’opinions ».
La Turquie occupe la 154e place sur 179 dans le classement mondial 2013 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

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387 5 Dec 25, 2013

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