Proche-Orient : les négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne sont-elles menacées ?

Alors que le lancement des négociations directes, hier à Washington, entre Israël et l’Autorité palestinienne, a permis de fixer le contour du long processus, avec un très probable “accord cadre“ et des rencontres régulières entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le Président Mahmoud Abbas, George Mitchell a mis en garde contre “le rôle saboteur de l’Iran dans la région“.

L’émissaire américain au Proche-Orient ne s’est pas trompé. Ce matin, “ Radio-Orient “ a en effet annoncé que “ 13 factions palestiniennes hostiles à la paix ont décidé de créer «une salle d’opérations commune» afin de coordonner les actions militaires à venir “. Une “ unification “ destinée à mettre en échec le processus de paix encore fragile. “ Parmi ces organisations, décidées à saboter les négociations directes y compris en recourant à des attentats suicides en Israël, figurent le Hamas, le Jihad islamique ainsi qu’un groupe de dissidents du Fatah “, précise la radio. Or, ces groupes sont financés essentiellement par l’Iran et hébergés en Syrie, deux pays qui ont déjà dénoncé la reprise des pourparlers et critiqué la caution apportée au processus de paix par les pays arabes “ modérés “, notamment par l’Egypte et la Jordanie. A cet égard, le Caire a convoqué hier le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran pour protester officiellement contre les virulents propos tenus par Téhéran à l’égard de la présence du président Hosni Moubarak à Washington. La visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchahr Muttaki, prévue lundi prochain au Caire, et la réunion à laquelle il devait participer dans le cadre des pays non-alignés, ont été reporté sine die à la demande des Egyptiens. Notons que l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, avait mis en garde, hier lors de sa conférence de presse, contre “ le rôle saboteur de l’Iran dans la région “. Pour Mitchell, Téhéran risque d’utiliser les organisations palestiniennes radicales et le Hezbollah pour mettre en échec le processus de paix. Les Américains semblent épargner la Syrie des critiques, afin d’amener Damas à rejoindre le processus, avec l’appui de la France qui a chargé Jean-Claude Cousseran de ce dossier. Mais à ce stade, c’est “ l’axe du refus “ qui semble dicter sa loi par terrorisme interposé. Les opérations revendiquées par les brigades Ezzeddine Al-Qassam, bras armé du Hamas, menées ces derniers jours en Cisjordanie (quatre morts et plusieurs blessés près de Hébron et de Ramallah), le confirment. Il est légitime de s’interroger si les pressions croisées exercées par le Caire, Amman, Riyad et Washington sur Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou pour promouvoir un accord israélo-palestinien dans un délai raisonnable, résistent devant l’offensive terroriste promise par les organisations radicales, avec le soutien de l’Iran et de la Syrie ? Les rencontres périodiques que devro

Lire l’article complet sur MediArabe.info

Share This

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.