D’Evry à Matignon, le parcours (presque) sans faute de Manuel Valls

Après la déroute du PS aux municipales, François Hollande a remplacé Jean-Marc Ayrault par l’un des rares membres du gouvernement qui plaisent aux Français.
Preuve est faite en tout cas de l’influence du locataire de Beauvau sur celui de l’Elysée. Valls a gagné la confiance du président depuis qu’il a dirigé avec maestria sa communication de campagne. Il a su se rendre indispensable, et “l’estime professionnelle est devenue une amitié”, relate Aquilino Morelle, ami de longue date de Valls et plume de Hollande. En 2007, Nicolas Sarkozy avait bien essayé de le débaucher : “Quel âge as-tu, Manuel, 45 ans?? A ton âge, j’étais déjà ministre. Tu vas être dans l’opposition encore dix ans… Viens travailler avec moi?!”
“Dans dix ans, je ne serai pas plus vieux que toi”, avait rétorqué Valls. Il n’a pas trahi. Et à 51 ans, il décroche Matignon sans avoir trop forcé le tempo. Au sein de la famille socialiste, ses troupes sont restées maigres, mais, comme le remarque Jean-Christophe Cambadélis, expert des arcanes du PS : “Valls a compris que mieux vaut entretenir sa cote de popularité qu’une cour d’affidés qui vous oblige.” Et dans la société civile, Valls a de solides réseaux.

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322 7 Mar 31, 2014

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