Ashaf Peh ou l’Agence France Palestine

Il était une fois l’AFP, anciennement Havas, devenue l’agence internationale à la Libération en 1944. Chez nous, à Jérusalem, on l’appelait à l’époque de la 1re Intifada, Agence France-Palestine, et en hébreu : Ashaf Peh (« la bouche de l’OLP »)
Pluralisme et neutralité statutaires obligent, l’Agence France-Presse (AFP) aime bien se présenter comme un média scrupuleux qui respecte ses engagements avec une stricte rigueur et une objectivité toute scientifique, surtout concernant sa couverture bien engagée du conflit proche-oriental. Bien loin de la réalité telle que je l’ai vécue et telle que la décrit le livre-enquête du journaliste et éditeur Jean Robin, qui avait déjà publié, avant ce Livre noir de l’AFP, le Livre noir de la gauche et le Petit dictionnaire des débats interdits mais légaux.
On l’appelait Ashaf Peh du temps où l’OLP était bannie pour terrorisme, et où seuls des radicaux comme Uri Avnery s’affichaient avec Yasser Arafat. Mais tout cela ne semblait nullement inquiéter l’une des trois grandes agences mondiales d’information, avec AP et Reuters (d’aucuns diront de « désinformation »), que le magnat de la presse Robert Maxwell, candidat d’un jour à son rachat, avait appelé une « bonne petite agence » et d’où provient de l’information fraîche mais néanmoins « biaisée » en France.

Lire l’article original en anglais sur Jerusalem Post

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284 1 Apr 10, 2014

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