Les Renseignements de Tsahal au cœur des combats

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Des officiers supérieurs de Tsahal et des représentants d’autres armées dans le monde se sont rencontrés la semaine dernière lors de la Conférence annuelle “Kenesse Ech” afin d’aborder les dangers qui caractérisent le champ de bataille d’aujourd’hui. Bien que les ennemis d’Israël, comme le Hamas ou le Hezbollah, peuvent attaquer Israël avec des armes lourdes, Tsahal utilise des méthodes de combat basées sur les informations fournies par le Corps des Renseignements pour faire face aux menaces complexes qui se présentent au quotidien.

Le chef des opérations de Tsahal, le général de brigade Yoav Har-Even, a expliqué les dangers importants auxquels Israël doit faire face, avertissant que les ennemis du pays ont dans leur viseur des zones civiles pour leurs prochaines attaques. Selon lui, le Commandement du Front Intérieur pourrait tenir un rôle actif dans tout conflit à venir.

“Les ennemis qui nous entourent comprennent qu’il ne peuvent plus atteindre leurs objectifs en agissant face à nous comme dans le passé”, explique le général de brigade Har- Even.

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«L’ennemi a changé de stratégie. Il ne cherche plus à conquérir des territoires mais préfère viser de manière massive des territoires civils israéliens par tous les moyens.»

«L’ennemi ne se bat pas nécessairement directement contre les soldats de Tsahal», a ajouté le colonel R., le commandant responsable d’intégrer les renseignements militaires en temps réel dans les combats sur “‹”‹le terrain. «Il essaie d’éviter ce face à face et attaque directement et aveuglement les population civiles. Les victimes de ces attaques sont au final à plusieurs kilomètres de l’ennemi qui peut être positionné en profondeur derrière la frontière.»

Entraînement des soldats bédouins du Bataillon de Reconnaissance du Désert au Centre d'entraînement au combat en milieu urbain

Les deux commandants ont souligné que les stratégies de l’ennemi évoluent au sein d’un environnement urbain complexe. «Tsahal, qui dans le passé se préparait à des guerres classiques, se tient prête à relever les défis que les organisations terroristes lui imposent dans des territoires urbains où vivent des civils”, affirme le général de brigade Har-Even.

Utilisation de la population civile en bouclier humain

Les groupes terroristes se positionnent en profondeur dans les zones urbaines où ils utilisent les maisons et les civils comme boucliers humains contre les contre-attaques israéliennes. Au cours des dernières années, ils se sont également spécialisés dans les techniques de bastions souterrains.

“C’est un phénomène extrêmement important”, a souligné le colonel R., expliquant que les groupes terroristes évitent ainsi tout contact avec l’armée israélienne. “Ils se camouflent aussi dans les zones boisées, dans les centres de population et à l’intérieur des maisons.”

Selon le colonel R., l’ennemi a stratégiquement remplacé son armement lourd par des armes plus petites mais réparties sur tout son territoire. En conséquence, il est difficile pour les soldats de Tsahal de distinguer entre des forces ennemies et l’environnement qui les entoure. “Il est très difficile de frapper l’ennemi sans causer de dommages collatéraux”, a souligné le colonel R.

Les renseignements : la clé pour faire face aux menaces

Selon le colonel R., les techniques de l’ennemi ont conduit Tsahal à repenser ses manières de combattre sur le champ de bataille. «Des combats plus complexes nécessitent plus de temps d’analyse”, explique t-il. “D’autre part, nous devons répondre [aux menaces] immédiatement. C’est un dilemme que nous devons gérer en permanence.”

Face à ces obstacles, les soldats de Tsahal apprennent à affronter la réalité de la guerre urbaine moderne. Tsahal développe notamment des techniques pour lutter face à des tirs massifs contre des zones civiles de l’intérieur du pays, sur une très courte période.

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Grâce à ces préparatifs, l’armée vise à redéfinir la bataille pour réduire les attaques contre les populations civiles. Cette nouvelle approche «nous accompagnera dans tous les conflits majeurs, du premier au dernier moment des combats,» explique le général de brigade Har-Even.

Une étape clé de ce processus est de rendre les renseignements militaires plus accessibles et adaptés pour les combattants sur le terrain. «Nous ne nous contentons plus d’envoyer des renseignements militaires sur le terrain, nous rendons ces informations précieuses accessibles et utilisables aux combattants», affirme le colonel R. «Ce changement a créé une révolution. Qui mieux que le soldat sait quels renseignements il a besoin ? Il est impératif de rendre les renseignements plus accessibles aux combattants qui peuvent alors les utiliser où et quand ils en ont besoin».

Source: tsahal.fr

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