Le Hezbollah… et l’enfer

Farès Khachane est un journaliste libanais très engagé. Il fut proche de Rafic Hariri et à ce titre, il fut menacé depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre. Périodiquement, il se réfugie à Paris ou dans d’autres pays. L’opposition libanaise, hostile au Tribunal international spécial pour le Liban, l’accuse d’avoir soutenu les faux témoins. Il a publié, hier, un point de vue exceptionnel que nous reproduisons ici. Ce point de vue intervient alors que le Premier ministre libanais, Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, a déclaré hier s’être“ trompé en accusant la Syrie du meurtre de son père “ (des propos qui restent incompris par ses électeurs et, ses partisans ainsi que ses élus). Dans ces conditions, la manœuvre du régime de Bachar Al-Assad serait sur le point de réussir : Damas cherche à se“ laver les mains des assassinats politiques au Liban “, en les attribuant uniquement au Hezbollah. Or, ce dernier refuse de jouer le rôle du bouc émissaire et terrorise les Libanais pour les contraindre à oublier le Tribunal international. Toutefois, le procureur du Tribunal international, le juge canadien Daniel Bellemare, n’a pas encore rédigé ses actes d’inculpation et rien, à ce stade, ne confirme l’innocence de la Syrie ni la culpabilité du Hezbollah. En effet, la Syrie faisait la pluie et le beau temps au Liban qu’elle occupait avec 35.000 soldats. Il est inconcevable que le Hezbollah, ou toute autre organisation terroriste ou résistante, puisse commettre un tel acte terroriste sans l’aval de l’occupant, théoriquement responsable de la sécurité de l’occupé. Pour éviter la justice internationale, la Syrie devrait non seulement trouver et sacrifier un responsable de l’assassinat de Hariri, mais devrait aussi changer de politique, tant au Liban qu’en Irak et en Palestine. Elle devrait ainsi cesser ses ingérences dans les pays voisins et mettre un terme à son opposition au processus du paix. Mieux encore, Damas est sollicité pour rejoindre les négociations : la visite du roi Abdallah II de Jordanie hier à Damas, et la mission à venir de Jean-Claude Cousseran, l’attestent. Mais en acceptant une telle issue, la Syrie devrait se rebeller contre son allié iranien, lâcher le Hezbollah, et se montrer docile avec l’AIEA, l’Agence internationale s’inquiètant des ambitions nucléaires syriennes… Le Tribunal international peut, à cet égard, “ aider Damas à franchir le pas “. Pour échapper à un tel scénario, le Hezbollah terrorise les Libanais. C’est dans cette complexit

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