En Turquie, la répression bat son plein un an après Gezi

Le gouvernement Erdogan met en œuvre une politique de «harcèlement judiciaire et policier», selon Amnesty International.
Pour avoir soigné des blessés, Ali Cerkezoglu, risque jusqu’à 12 ans et demi de prison. Au printemps dernier, ce médecin légiste de 47 ans, ancien secrétaire général de la chambre des médecins d’Istanbul, s’est chargé de coordonner l’aide médicale aux manifestants piégés par la répression policière, autour de la place Taksim. Au total, plus de 8.000 personnes ont été blessées au cours des émeutes.
Ali Cerkezoglu et quatre autres représentants de Taksim Solidarité, la plate-forme citoyenne qui regroupait plus de cent organisations, seront jugés par un tribunal d’Istanbul à partir de jeudi, pour avoir «fondé une organisation avec l’intention de commettre des crimes». Comme eux, 21 autres personnes sont également poursuivies pour «violation de la loi sur les manifestations». «Le dossier est vide, proteste le médecin. Notre mouvement était pacifique. Le but de ce procès est seulement d’empêcher de nouvelles manifestations, d’intimider et de criminaliser la société civile. Depuis Gezi, rien n’a changé. Nous nous trouvons face au même autoritarisme.»

Lire l’article complet sur Le Figaro

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243 8 Jun 12, 2014

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