Seule la fermeté paiera face aux mollahs

LE MONDE | 01.07.2014 à 17h56 | Par Rudy Giuliani (Ancien candidat républicain à la présidentielle, ancien maire de New York ) et Howard Dean (Ancien candidat démocrate à la présidentielle, ancien président du Parti démocrate )
Permettre à l’Iran de jouer un rôle majeur dans l’actuelle crise en Irak serait une grossière erreur, d’autant plus qu’à quelques jours des discussions concernant le projet d’accord définitif sur le nucléaire iranien, la sincérité de la République islamique est plus que jamais sujette à caution. En plus de son programme nucléaire, de son ingérence dans les affaires de ses voisins en Irak et en Syrie, et de son soutien au terrorisme, la répression constitue le principal instrument de ce régime.
Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme à la mi-mars, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré que le nouveau président « réformateur », Hassan Rohani, n’avait pas tenu sa promesse électorale d’améliorer la situation des droits de l’homme – les exécutions ont même connu une très forte augmentation depuis son arrivée au pouvoir.
Six cent quatre-vingt-sept personnes ont été pendues en Iran en 2013, y compris des exécutions politiques. Les deux tiers des pendaisons ont eu lieu sous la présidence de M. Rohani. Le début de cette année ne présente pas d’amélioration, avec à ce jour 300 exécutions, dont beaucoup de pendaisons publiques. Cette tendance contredit la propagande autour de la « modération » de M. Rohani. De fait, la terreur est le seul moyen que connaissent les mollahs pour contenir une société en colère et désabusée. Le désir de changement est fort en Iran, en particulier chez les femmes, citoyennes de seconde zone, et surtout parmi la jeunesse.
Nous avons pu le constater tout récemment en assistant en avril à la conférence générale des associations des jeunes Iraniens. Venant de toute l’Europe et des Etats-Unis, nombre de ces jeunes éduqués ont quitté l’Iran il y a peu, tout en maintenant le contact avec leurs amis au pays. Ils nous ont exhortés à transmettre le message des Iraniens, excédés par la théocratie en place, qui ne considèrent pas Hassan Rohani comme un acteur de changement. Ils appellent tous à la fermeté vis-à-vis des dirigeants de Téhéran.
Cependant, il est tragique de constater que la fermeté à laquelle ces jeunes aspirent a été occultée par les négociations récentes sur le programme nucléaire, alors même que Téhéran maintient son infrastructure nucléaire intacte et que ses centrifugeuses continuent de tourner.
De son côté, le Guide suprême Ali Khamenei soulignait récemment que le régime n’abandonnerait pas son acquis nucléaire, et personne n’avait le droit de négocier à ce sujet. Cette politique laxiste à l’égard de Téhéran n’a fait qu’encourager le régime à intensifier la répression. Il maintient aussi un soutien massif au dictateur syrien Bachar Al-Assad et fait massacrer les membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), au Camp Liberty, en Irak.

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326 7 Jul 1, 2014

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