Un cheikh sunnite fondamentaliste et trois autres complices derrière les tirs de roquettes sur Israël

Les autorités israéliennes écartent apparemment la responsabilité du Hezbollah. Deux acolytes palestiniens sont activement recherchés.
Les deux roquettes (une troisième avait auparavant explosé au sol au moment du lancement) tirées hier matin, vers six heures, à partir du village al-Mari à Hasbaya (Sud-Liban) sur le nord d’Israël ont provoqué une riposte immédiate, mais limitée, de l’État hébreu, qui a envoyé une bordée de 25 obus sur Hasbaya en moins d’une heure.
Les deux roquettes (une troisième avait auparavant explosé au sol au moment du lancement) tirées hier matin, vers six heures, à partir du village al-Mari à Hasbaya (Sud-Liban) sur le nord d’Israël ont provoqué une riposte immédiate, mais limitée, de l’État hébreu, qui a envoyé une bordée de 25 obus sur Hasbaya en moins d’une heure.
Les conséquences de l’incident ont été contenues grâce à une vaste mobilisation sécuritaire et militaire libanaise autour du village d’al-Mari, conduisant à l’arrestation d’un Libanais qui a avoué avoir participé à l’opération. Il s’agit de Hussein Ezzat Atoué, un cheikh fondamentaliste sunnite originaire du village de Hibariyé, appartenant à un groupe intégriste, qui aurait été rémunéré pour cette mission.
Il a reconnu sa responsabilité dans la tentative de tir de la roquette défectueuse à partir de la région de Aïn Arab (Marjeyoun), tentative avortée à cause d’une panne technique. La roquette a explosé au sol, et la déflagration a été entendue à deux heures du matin dans les villages avoisinants. L’homme a été arrêté alors qu’il se trouvait dans un hôpital de la Békaa, souffrant de plusieurs brûlures graves au corps.
Les services de renseignements des FSI avaient appréhendé plus tôt dans la matinée le Libanais Samir Hussein Bou Keiss, originaire également de al-Mari. Bou Keiss, connu comme trafiquant d’armes, a reconnu seulement avoir transporté les roquettes à la frontière, mais sans fournir d’éléments supplémentaires sur sa possible implication dans un groupe fondamentaliste. Son véhicule, de type Rapid, couleur rouge, a été saisi et des traces de sang, supposées appartenir à Atoui, ont été relevées à l’intérieur de la voiture.
D’autres éléments de preuve, notamment des appareils de communication, des cartes indiquant l’emplacement des rampes de lancement, ainsi que des équipements servant à exécuter l’opération, ont été trouvés dans le véhicule. Cette piste a facilité l’arrestation de Atoué, l’auteur des tirs. Ce dernier a révélé en outre avoir été assisté par deux Palestiniens, membres du même groupe fondamentaliste. Les forces de l’ordre les recherchent activement.

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398 8 Jul 12, 2014

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