Israël, Hamas, clarté morale et amnésie

L’émotion légitime face aux civils martyrisés de Gaza ne doit pas faire oublier qui a provoqué la guerre et qui y a intérêt.
Dans le déchaînement de haine qui s’exprime lors de chaque guerre israélo-arabe contre les Israéliens et de plus en plus les juifs, les faits politiques, militaires et historiques ont peu d’importance. Les étranges alliances qui se constituent alors entre extrême gauche, islamistes et extrême droite s’appuient sur une vision du monde simpliste mais efficace. Il y a les bons et les méchants, les bourreaux et les victimes.
Il suffit pour alimenter ce manichéisme d’images, révoltantes et insoutenables, d’enfants et de femmes ensanglantés. Peu importe, si l’outrage est sélectif et si les victimes à Gaza comptent mille fois plus que celles de Syrie ou d’Irak. Une disproportion encore plus spectaculaire que celle entre le nombre de morts à Gaza et en Israël.
Mais le plus troublant tient au déni ou à l’oubli de l’enchaînement des faits et des responsabilités. L’amnésie et l’ignorance sont devenues la règle.
Rappelons donc qu’Israël a accepté un cessez-le-feu proposé par l’Egypte dès le 16 juillet, avant l’attaque terrestre, que le Hamas a refusé. Que le Hamas a encore refusé samedi 26 juillet en fin de journée l’extension du cessez-le-feu acceptée par Israël et a recommencé à tirer des roquettes. Cela n’a pas empêché Israël de prolonger la trêve humanitaire. Israël tente d’éviter les morts civils en prévenant les habitants d’évacuer les zones de combat ce qui met en danger parfois ses propres soldats. Plus facile à dire qu’à faire dans une enclave aussi réduite, aussi peuplée et dans des combats de rues. C’est indéniable.

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351 9 Jul 27, 2014

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