Esclavage domestique au Liban : «Certaines filles dorment dans le couloir»

Le nombre de Malgaches travaillant au Liban dans des conditions proches de l’esclavage n’est pas connu, mais le phénomène est courant malgré l’interdiction du gouvernement malgache d’envoyer des travailleurs migrants dans certains pays «à risque», dont fait partie le Liban depuis 2011.
Aimée Razanajay accuse les agences de recrutement malgaches, qui entretiennent ce business juteux. «Les agences ne sont pas claires, elles n’expliquent rien, raconte-t-elle. La plupart des filles ne sont pas éduquées, elle ne lisent pas le contrat et considèrent juste le fait de partir loin comme une aubaine.» Elle pointe les problèmes de communication entre employées et patrons. «La plupart des jeunes Malgaches qui se font recruter ainsi ne parlent ni arabe ni anglais et parfois même pas le français. Cela rend encore plus compliquée la relation avec l’employeur.» A une jeune fille réduite en esclavage, son patron a très sérieusement demandé récemment : «Pourquoi voudrais-tu ton salaire?»

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296 0 Aug 1, 2014

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