Israël aurait écouté le téléphone de John Kerry

Israël a écouté les conversations téléphoniques du secrétaire d’Etat des Etats-Unis, John Kerry, pendant les négociations avec les Palestiniens l’année dernière, a rapporté dimanche l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, citant des sources des services secrets.
Au cours de ces négociations, qui ont finalement échoué en avril de cette année, le chef de la diplomatie américaine a parlé avec de nombreux responsables au Proche-Orient, utilisant, selon les sources du journal, non seulement des lignes sécurisées, mais également des téléphones satellitaires normaux, faciles à écouter.
Et ces conversations ont été interceptées par les services secrets israéliens et ceux d’au moins un autre pays, toujours selon les sources du Spiegel, et Israël « a utilisé les informations ainsi obtenues au cours des négociations », continue l’hebdomadaire.
 
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Selon le quotidien israélien Yediot Aharonot, citant les articles parus dans Der Spiegel, le New York Times et The Guardian le 20 décembre 2013, la NSA, en coopération avec le GCHQ britannique, interceptaient les communications téléphoniques et électroniques des ambassades israéliennes à travers le monde dans le cadre d’une opération conjointe de surveillance nommée « Broadoak», selon Ron Ben-Yishai (en), expert de ce quotidien, « au moins un ministre de la défense israélien » conscient d’être sur écoute, « aurait intentionnellement transmis des informations qui correspondaient à ses objectifs stratégiques dans le but de désinformer ceux qui l’écoutaient métamorphosant le prédateur en victime ».
Selon la chaine de télévision israélienne Aroutz 2, le premier ministre actuel, Benjamin Nétanyahou, aurait été aussi mis sur écoute. Cependant, elle affirme que « Nétanyahou n’a pas d’ordinateur dans son bureau, qu’il n’utilise pas d’email et n’a pas de ligne téléphonique privée ». Une autre chaîne de télévision israélienne, Channel 10 rapporte que lorsqu’il aborde des sujets particulièrement sensibles, y compris à son domicile privé, lui et ses interlocuteurs, envisageant la possibilité qu’ils puissent être espionnés, s’expriment par gestes et par « code » et qu’il conduit ses discussions sur « des sujets hautement sensibles uniquement dans les bureaux du Mossad qu’il considère comme étant sécurisés ».

Lire l’article complet sur Le Monde

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261 2 Aug 3, 2014

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