Mille Turcs auraient prêté allégeance à Daesh

Depuis quelques temps, la presse étrangère publie des récits sur les recrues turques de l’Etat islamique, groupe extrémiste qui sévit en Irak et en Syrie. Les informations présentant la Turquie comme un terreau fertile pour le djihadisme ont été sévèrement dénoncées par Ankara.
La Turquie, un important vivier pour les extrémistes de l’Etat islamique (EI) ? Telle est la question qui empoisonne la vie politique turque depuis quelques jours. Ce n’est pas éventer un secret que d’affirmer que l’EI, un groupe de radicaux sunnites qui a englouti un vaste fief en Syrie et en Irak, attire et brasse des centaines de militants qui affluent de l’Europe et des pays arabes. De là, à prétendre que les Turcs forment un gros contingent dans les rangs de l’EI ! C’est ce qu’ont affirmé plusieurs journaux anglo-saxons en l’espace de quelques jours, s’attirant les foudres des autorités politiques turques.
 
Des centres de recrutement qui foisonneraient partout en Turquie
Le magazine américain Newsweek a été le premier à publier un article fleuve sur les centres de recrutement dans les quartiers sensibles d’Istanbul. «Le groupe s’est profondément ancré en Turquie», annonce l’hebdomadaire new-yorkais avant d’indiquer qu’«un réseau de recrutement opérant sur Internet et au sein des groupes religieux, cible les jeunes des quartiers musulmans sunnites en proie à la pauvreté et à la toxicomanie».
Quelques jours plus tard, c’est le très sérieux New York Times qui enfonçait le clou. Le quotidien de référence a d’abord évoqué la contrebande de pétrole orchestrée par l’EI qui a fait main basse sur les puits pétroliers de Syrie. Selon le journal, la Turquie serait le point de passage du trafic, un véritable trésor de guerre pour l’organisation radicale qui lui procure un revenu d’environ 2 millions de dollars par jour selon le Wall Street Journal. Une information corroborée par les propos du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui déclarait au sénat que «l’EI sort le pétrole de Syrie via les pays voisins, à l’évidence la Turquie et le Liban». Un autre article a mentionné ensuite l’existence d’un centre de recrutement dans le quartier Haci Bayram à Ankara.

Lire l’article complet sur zamanfrance.fr

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566 4 Sep 21, 2014

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