A quoi joue la Turquie ?

La connivence de fait entre Ankara et EIIL constitue une vraie interrogation
“La montée en puissance d’un islam conservateur – n’hésitant à l’intérieur pas à combattre brutalement ses adversaires politiques –, et la promotion à l’extérieur d’une doctrine “néo-ottomane” en Turquie, éloignent un peu plus encore ce pays de l’Occident et de ses valeurs”
Alors même que les Kurdes syriens du YPG, sous-équipées mais avec courage, sont seuls à combattre l’Etat islamique à la frontière syro-turque, autour de la ville stratégique de Kobané, Ankara leur refuse tout soutien et, pour ce qui est des civils, accueille les réfugiés au compte-gouttes et en traînant les pieds. La crainte turque de voir le Kurdistan syrien conquérir son autonomie (qu’elle a déjà de fait) de Damas, est plus forte pour Erdogan que de voir s’étendre l’influence d’EIIL à l’ensemble de la région.
La connivence de fait entre Ankara et EIIL constitue une vraie interrogation. La montée en puissance d’un islam conservateur – n’hésitant à l’intérieur pas à combattre brutalement ses adversaires politiques –, et la promotion à l’extérieur d’une doctrine “néo-ottomane” en Turquie, éloignent un peu plus encore ce pays de l’Occident et de ses valeurs. La question est aujourd’hui de savoir jusqu’où ira la Turquie.

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410 4 Oct 8, 2014

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