Le jeu trouble de la Turquie face à la guerre en Syrie

Alors que la bataille fait rage à Kobané entre djihadistes et combattants kurdes, l’armée turque déployée le long de la frontière syrienne, ne fait rien pour empêcher la prise de la ville par Daech.
La Turquie se garde de soutenir les milices kurdes qu’elle a combattues durant des années.
L’inaction d’Ankara en dépit de ses engagements réveille la colère des Kurdes, dont les manifestations à travers la Turquie ont été violemment réprimées mardi 7 octobre, causant la mort de 14 personnes.
La bataille se poursuit à Kobané, troisième ville kurde de Syrie. Les combattants kurdes opposent une résistance acharnée aux djihadistes de Daech (acronyme arabe de l’organisation État islamique, EI). Depuis mardi 7 octobre, les frappes de la coalition ont ralenti la progression des djihadistes qui ont dû se retirer de certains secteurs situés à l’est et dans la périphérie sud-ouest de la ville.
Ce répit pourrait n’être que provisoire. Si la ville tombait entre ses mains, Daech consoliderait son contrôle sur un large territoire le long de la frontière turque, facilitant la circulation des djihadistes, leur approvisionnement en armes et la contrebande de pétrole.
Deuxième force terrestre de l’Otan, l’armée turque a déployé des chars face à Kobané, le long de la frontière, mais se garde bien d’intervenir depuis plusieurs jours, en dépit du vote du parlement turc autorisant, le 2 octobre, l’envoi de troupes en Irak et en Syrie.

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518 9 Oct 8, 2014

1 comment

  1. Brainless

    Le génocide arménien n’aura pas suffi à Erdogan, il va y ajouter celui-ci des kurdes. Pas sûr que cela soit aussi facile.

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