Le tombeau de Yossef enfin restauré

Le tombeau de Yossef, l’un des lieux saints les plus anciens du peuple d’Israël, n’avait pas été abandonné dans un premier temps aux forces ennemies. Il s’était retrouvé limitrophe de la ville de Sichem, livrée aux terroristes de l’OLP dans le prolongement des accords d’Oslo. Une école talmudique fonctionnait sur place. Mais, en octobre 2000, les étudiants qui étaient à l’intérieur de du local ont subi une violente attaque terroriste. Des dizaines de suspects armés ont ouvert le feu sur le bâtiment. Les soldats de Tsahal qui étaient de garde ont contenu les assauts, maintenant l’ennemi à distance, alors que les tirs continuaient. C’est en vain qu’ils ont attendu du renfort qui aurait permis de reprendre le contrôle de la situation. L’un des soldats, blessé par les tirs, a agonisé lentement, car il était impossible de le transporter vers un hôpital. Ehoud Barak, alors Premier ministre, a donné aux forces de Tsahal l’ordre de quitter les lieux, interdisant une opération militaire qui n’attendait que l’aval du gouvernement, et accordant ainsi une victoire indirecte à l’agression terroriste. Les rouleaux de la Torah ont été retirés et ont ainsi échappé à la profanation. Le soldat, Madhat Youssef, est mort de la suite de ses blessures. Le site, abandonné aux terroristes, a été sauvagement saccagé. Les responsables, ressortissants de l’AP y ont mis le feu, en ont démonté une bonne partie de l’édifice, et ont fini par peindre en vert ce qui restait de la coupole. Des images filmées ont été diffusées par les médias du monde entier. Ce même shabbat de l’année 5761 (2000), le rabbin Hillel Lieberman, de la localité juive toute proche d’Elon Moré, a appris ce qui venait de se produire et s’est rendu à pied à Sichem. Son corps a été retrouvé deux jours plus tard, au début du jeûne de Kippour, dans une grotte. Il portait des signes de torture et était criblé de balles. Ce lieu a été interdit aux Juifs pendant près de sept ans, dans l’indifférence des chancelleries du monde libre, et a servi de décharge. L’accès n’a pu y être renouvelé qu’à la suite de l’opération Rempart, au printemps 2002, destinée à mettre fin à une période tragique d’attentats-suicides, avec le retour du contrôle de Tsahal dans la région. Ceux-ci étaient préparés en toute quiétude dans les régions jusqu’alors complètement abandonnées aux terroristes. Un premier voyage en bus blindé a ramené en septembre 2002 des fidèles sur les lieux, souillés et ruinés. Mais les autorités ont mis encore quelques années avant d’autoriser officiellement des groupes juifs à se rendre régulièrement sur le tombeau de Joseph pour se recueillir. L’Administration civile a pris récemment l’initiative de revaloriser le site. Sous la surveillance de Tsahal, en raison de la situation sécuritaire qui est encore loin d’être parfaite, des ouvriers arabes de la région ont été engagés pour effectuer les travaux. Le général Yoav Mordekhaï s’est occupé avec empressement de cette mission. Des groupes plus importants de fidèles devraient pouvoir se rendre sur les lieux.

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