Résolution socialiste pour l’autorité palestinienne : l’enfer est pavé de bonnes intentions

A l’occasion du débat parlementaire sur la reconnaissance de l’Etat palestinien ce vendredi, Richard Rossin estime que ce vote, s’il est confirmé, ne fera qu’allumer les feux d’une prochaine guerre avec Israël.
Bienvenue à une Palestine libre, démocratique, pacifique, aimant ses femmes et ses minorités. Bienvenue à cet état crée en 1948 par l’ONU mais colonisé puis annexé par la Transjordanie. Tous les états du Moyen Orient émergent, après la première guerre mondiale, du démantèlement de l’empire ottoman par la Société des Nations selon, peu ou prou, les accords franco-britanniques Sykes-Picot.
Depuis, bien des choses se sont passées. L’Etat d’Israël nait dans la douleur sur une toute petite partie du territoire alloué au Foyer National Juif que ses voisins veulent faire génocidairement disparaitre Contre toute attente, il vainc et survit. Une ligne d’armistice est tracée en 49 que certains voient en frontières de 67!
Toutes les guerres font des réfugiés et leur situation n’est jamais enviable. Qui ne serait heureux de voir leur sort changer? Tout le monde en serait heureux. Comme on serait heureux de voir résolu le drame des massacrés Kurdes, Yézidis, Darfouris, Noubas, peuples de Syrie et du Kiwu.
Une épidémie de reconnaissance d’un état de Palestine sans aucun cadre se développe en Europe. Peu importe qu’il n’y ait jamais eu d’état palestinien dans l’histoire, ni dirigeant, ni culture spécifique, ni monnaie, ni frontières. Cela n’y change évidemment rien et la situation de la population n’est pas acceptable. Mais quid des responsabilités? Levinas écrivait que la morale c’est se laisser aller à l’élan naïf du cœur mais que l’éthique, c’est identifier les responsables. Quid des responsables?
Après la Suède, la fièvre se répand en Angleterre et atteint maintenant la France. Au nom d’idées de gauche mais refoulant mal une prévention chrétienne séculaire qui a fait autrefois tant de dégâts que les commémorations de la Shoah ne cachent pas complètement.
Il est donc devenu bien-pensant de poser un niqab sur l’idée de démocratie représentée par un Abbas qui, à la dixième année de son mandat de quatre ans, continue d’interdire toute liberté d’opinion.

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606 7 Nov 29, 2014

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