Turquie : Bruxelles et Washington dénoncent le coup de filet dans la presse

Au mois 27 personnes, principalement des journalistes, ont été arrêtées par la police turque ce dimanche, dont le rédacteur en chef d’un des principaux quotidiens du pays.
La police antiterroriste a mené ce dimanche des opérations dans treize villes de Turquie, dont Istanbul, visant les partisans du prédicateur islamiste Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, grand rival du président turc M.Erdogan.
Le chef de l’Etat l’accuse d’avoir orchestré l’an dernier le lancement d’une enquête pour corruption contre des membres de son cercle le plus proche. Au moins 27 personnes ont été arrêtées dimanche, selon les médias locaux, dont le rédacteur en chef de l’un des principaux quotidiens du pays, «Zaman».
La chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini et Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, ont également estimé dans leur communiqué que «cette opération allait à l’encontre des valeurs et des standards de l’Europe que la Turquie aspire à rejoindre et qui sont au cœur de relations renforcées». Les deux hauts responsables européens, qui s’étaient rendus en Turquie début décembre, appelant au respect de «la présomption d’innocence» et à «une enquête transparente et indépendante» respectant «les droits des accusés».
Les Etats-Unis ont exhorté dimanche la Turquie, leur alliée au sein de l’Otan, à respecter la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et ses «fondations démocratiques». Comme lors de presque toutes les précédentes interventions de ce genre – dont la plupart visaient des policiers – tous les détails des opérations avaient été publiées sur Twitter par un mystérieux utilisateur avant leur lancement.

Lire l’article complet sur Le Parisien

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371 8 Dec 15, 2014

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