La salle des opérations : un environnement sous haute pression

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Chaque instant est critique pour rester en vie. Le baromètre est sur le point d’exploser et la différence entre la vie et la mort ne se joue qu’à quelques secondes près. Cela n’est pas le scénario d’un film d’action, mais le moment crucial où un hélicoptère médical se met en route pour évacuer un soldat blessé sur le champ de bataille.

Les officiers et soldats de la salle des opérations doivent coordonner presque tout ce qui se passe dans cet escadron de l’Armée de l’Air israélienne. Ils gèrent le tableau de vols quotidien et sont constamment tenus au courant de ce qu’il se passe sur le terrain. En cas d’urgence, leur travail consiste à s’assurer que l’hélicoptère de sauvetage décolle et se dirige vers le site d’évacuation aussi vite que possible.

“La salle des opérations est le centre nerveux de l’escadron”, explique le lieutenant Dana Ben Ami, une officier en charge des opérations dans l’escadron d’hélicoptères des Oiseaux du Désert. “La réussite des évacuations médicales dépend de notre travail.”

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“Quand nous recevons l’ordre d’évacuer un soldat blessé, nous contactons immédiatement les pilotes qui sont en alerte. En même temps, nous recevons tous les renseignements critiques sur la mission, nous assurons que l’équipage a bien tout l’équipement dont il a besoin, et nous vérifions aussi que tous les détails techniques sont réglés pour le bon déroulement du vol. Beaucoup de choses doivent être faites dans un délai très court pour que l’hélicoptère puisse décoller”, explique le lieutenant Ben Ami.

“Une poussée d’adrénaline constante”

Pendant l’Opération Bordure Protectrice, la pression était à son maximum car les évacuations depuis le champ de bataille se faisaient quotidiennement. Le caporal Inbal Erez, une spécialiste des opérations, nous raconte ce à quoi cela ressemblait : “la salle des opérations était très occupée, évacuations après évacuations, et avec une poussée d’adrénaline constante. Les hélicoptères étaient tout le temps en vol, prêts à secourir nos soldats blessés au combat.”

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“En dehors de la pression, vous avez aussi les difficultés émotionnelles”, continue le caporal Erez. “Ce n’est pas facile d’entendre sans arrêt à la radio que des soldats sont blessés. Un matin, vers 04h00, j’ai entendu que 6 soldats avaient été tués à Shuja’ya dans la bande de Gaza. Comme leurs noms n’avaient pas encore été dévoilés, c’était très difficile. J’avais peur que les soldats tués soient des amis à moi, mais je devais continuer à remplir ma mission.”

Le commandant du caporal Erez, le lieutenant Dana Ben Ami, explique comment elle a dû gérer cette pression intense : “lorsque la situation s’aggrave, vous essayez de ne pas penser aux difficultés. Vous devez rester concentrés sur votre mission : faire décoller l’hélicoptère aussi vite que possible. Le plus important est de garder le sourire – c’est ce qui m’aide à affronter les moments plus difficiles.”

Un travail indispensable

“Les officiers de la salle des opérations ne pilotent peut-être pas l’hélicoptère, mais leur travail rapide et efficace dans un des environnements les plus difficiles de Tsahal est ce qui permet aux soldats blessés d’être évacués du champ de bataille, et de leur sauver la vie.»

Soldats de la Brigade Golani montant dans un hélicoptère

Le lieutenant Ben Ami a été démobilisée pour des raisons médicales, mais elle n’a jamais abandonné. Elle s’est portée volontaire et est retournée dans Tsahal pour servir en tant qu’officier des opérations aériennes. “Si vous voulez vraiment quelque chose, il n’y a aucun raison pour que vous ne l’obteniez pas.”



Source: Tsahal: Armée de Défense d’Israël

Source: tsahal.fr

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993 6 Dec 18, 2014

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