La vérité sur la stratégie de harcèlement qui a miné France Telecom

Après quatre années d’instruction, les juges viennent de boucler leur enquête sur les méthodes managériales de l’ex-direction. Les documents saisis sont accablants.
Un courriel glaçant : “1.400 CDI sans chaise”. Voilà comment un directeur financier de France Telecom désignait les fonctionnaires qu’il fallait faire partir du groupe. Interrogé en juin dans le cadre de l’instruction menée par les juges Pascal Gand et Aurélie Reymond, l’ex-PDG, Didier Lombard, mal à l’aise, disait ne pas comprendre cette expression, une “originalité comptable” selon lui. Elle est en tout cas symptomatique des dérives managériales révélées par l’enquête judiciaire bouclée le 30 décembre.
Habituellement, la justice traite de cas isolés de dirigeants ou de cadres ayant harcelé directement un employé. Dans cette affaire hors norme, c’est toute la politique de ressources humaines d’un groupe du CAC 40 qui fait l’objet de poursuite : France Télécom en tant que personne morale et sept anciens responsables de l’entreprise ont, au final, été mis en examen dont Didier Lombard, son numéro deux Louis-Pierre Wenes et le DRH Olivier Barberot. La justice leur reproche une forme de harcèlement moral quasi institutionnel à l’encontre de 39 salariés, dont 19 se sont suicidés.

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408 4 Jan 6, 2015

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