Visite de maires israéliens annulée en Hollande

Les chefs des conseils locaux de Judée-Samarie semblent être devenus persona non grata dans certaines rencontres européennes dont l’objectif devrait être purement professionnel. On le constate cette fois en Hollande, où une visite de maires israéliens a été annulée lorsque le ministère néerlandais des Affaires étrangères a découvert sur la liste des participants les noms de responsables de localités se trouvant « au-delà de la ligne verte ». Ce voyage, qui devait avoir lieu le mois prochain, était organisé par le « Israël American Jewish Joint Distribution Committee » ( Joint ), association juive humanitaire basée aux Etats-Unis, en coopération avec le centre des pouvoirs locaux des deux pays. Côté israélien, il devait y avoir une trentaine de maires de petites communes, affiliés à une association qui compte 45 membres représentant des localités comptant jusqu’à 20 000 habitants. Parmi elles, on peut citer Kfar Shmaryahou, Savyon, Kfar Veradim, Bet Arieh, Har Hadar, Kiriat Arba, Oranit, Elkana, Efrat et quelques villages arabes. Oded Revivi, maire d’Efrat, dans le Goush Etsion, a dénoncé la décision des autorités hollandaises, qui selon lui, « décidaient quelles devaient être les frontières de l’Etat d’Israël ». Déplorant cette prise de position déplacée, il a annoncé que vu la situation, aucun représentant israélien ne ferait le déplacement. Revivi a encore précisé que la visite du forum des chefs de conseils régionaux était prévue au départ en Espagne mais elle avait été annulée à cause de l’affaire de la Flottille pour Gaza. C’est à la suite de ce refus qu’une rencontre avait été organisée avec l’ambassadeur de Hollande en Israël. C’est dans le cadre des préparatifs que le problème s’est posé, lorsque les représentants diplomatiques hollandais ont demandé la liste des participants. Il faut savoir que le gouvernement néerlandais suit la ligne politique adoptée par l’Union européenne, qui réclame le maintien du gel dans les « implantations », et considère donc comme problématique de devoir accueillir des maires représentants des communes se trouvant de l’autre côté de la « ligne verte ». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yossi Lévy a fait part de sa déception, dénonçant surtout la politisation d’une initiative qui devait être enrichissante pour les participants des deux pays. Il a estimé que cela réduisait à néant un dialogue important entre des maires qui voulaient seulement discuter de questions liées à la qualité de la vie et à l’environnement. Et de souligner: « Quand on veut promouvoir le dialogue, on ne doit surtout pas envisager de boycott ni d’exclusion d’aucune sorte ».

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