Israël menace de tuer de « très nombreux Libanais », selon le « New York Times »

Le Hezbollah aurait transféré une grande partie de son infrastructure militaire à l’intérieur des villages chiites du Sud-Liban, a rapporté hier le New York Times, qui s’appuie sur des cartes et des photographies aériennes produites par des officiels militaires israéliens. Cela a pour objectif, selon Israël, d’utiliser les civils comme bouclier humain, poursuit le quotidien.
« Les Israéliens sont francs concernant les implications : ils n’hésiteront pas à attaquer ces cibles. Le Sud-Liban sera probablement ainsi le théâtre d’une vaste destruction », écrit le New York Times. Il précise qu’en réalité « les Israéliens avertissent qu’en cas d’un nouveau conflit avec le Hezbollah, de nombreux civils libanais seront tués, et cela ne doit pas être considéré comme étant de la faute d’Israël ».
« Les civils vivent dans un compound militaire », souligne un militaire israélien sous couvert d’anonymat, cité par le quotidien. En effet, d’après le quotidien, Tsahal a identifié près de 400 sites militaires à Chaqra, un village du Sud-Liban qui compte quelque 4 000 habitants. Selon ce militaire, depuis 2006, le Hezbollah a décuplé son arsenal et possède aujourd’hui près de 100 000 roquettes et missiles, au nombre desquels des milliers de missiles de portée moyenne pouvant atteindre Tel-Aviv et quelques centaines qui peuvent atteindre n’importe quelle région d’Israël.
« En fin de compte, cela signifie que plusieurs, plusieurs Libanais seront tués », affirme le général Yaakov Amidror, un ex-conseiller à la sécurité nationale, cité par le New York Times. De son côté, Amos Yadlin, ancien chef des renseignements de Tsahal entre 2006 et 2010, déclare : « Nous avons été clairs en 2006 que les habitants de ces villages ne seront pas épargnés si nous apprenons qu’ils ont l’intention de tirer sur Israël » d’autant que le Hezbollah tire ses roquettes de manière indistincte.
D’après un expert militaire israélien, cité par le quotidien, si Israël attaquait le Liban de nouveau, il le ferait probablement en trois phases. D’abord, l’armée attaquera sans prévenir les sites qui font peser la plus grande menace. Ensuite, elle appellera les civils à quitter le Sud-Liban. Lorsque la majeure partie de la population aura été évacuée, les troupes au sol se mettront en mouvement.
Les responsables militaires israéliens expliquent qu’ils rendent ces éléments publics afin qu’ils soient connus, sur la scène internationale, en cas de nouvelle confrontation.
Interrogé par le journal, un sympathisant du Hezbollah familier des activités militaires de ce parti déclare que ce dernier « a le droit de prendre toutes les mesures qui pourraient renforcer nos défenses ».

Lire l’article complet sur lorientlejour.com

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614 8 May 14, 2015

1 comment

  1. Brainless

    Un élément supplémentaire qui démontre le peu d’intérêt des vies des habitants du Liban pour le système mafieux du Hezbollah.

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