AP: peine de mort

Les pourparlers suscitent souvent des réactions optimistes. Après l’annonce du Premier ministre Netanyahou, au moment de la reprise des pourparlers, de la possibilité de parvenir à un accord de paix ferme et définitif d’ici un an, Mahmoud Abbas, chef de l’AP, vient de déclarer qu’un tel accord était envisageable dans les deux mois. Sur le terrain, la tension ne semble pas confirmer cette ambiance. Aucun relâchement n’est perceptible, et les efforts des forces de police et des tribunaux en vue de retrouver les coupables du crime de vente de terrains à des Juifs se font plus intenses. Le tribunal de Ramallah est déterminé, et il a répondu favorablement à l’appel de l’avocat Ahmad Al-Mughani, qui a jugé trop laxiste le traitement des «traîtres». La réclusion criminelle lui semblait trop indulgente, et le tribunal a validé sa requête. Mahmoud Abbas et l’ensemble des instances du pouvoir dont il dispose, considèrent comme extrêmement grave toute vente de terrain à des Juifs, et tout particulièrement à Jérusalem. Les autorités de l’autonomie s’investissent tout particulièrement dans la recherche, les enquêtes, les arrestations et les condamnation des «contrevenants». Le 28 avril 2009, un habitant arabe de Hébron a été condamné à mort pour avoir vendu des terres à des Juifs. Son jugement, en tant que «traître», a été expédié en deux jours. Le procureur avait fourni des plans montrant les emplacements des terrains vendus aux Juifs, à proximité de la ville de Hébron. La personne ainsi interpelée croupit en attendant l’apposition de la signature du chef de l’AP, comme le stipule leur loi. Les tribunaux de l’AP ont la main longue. Des Arabes israéliens ont ainsi été littéralement kidnappés pour passer en jugement pour le même type de motif. Parfois, loin des caméras, une intervention israélienne permet de faire libérer les prévenus et de fermer les casiers les concernant. Le conseiller de l’AP pour les affaires de Jérusalem, un certain Abd El-Kader, gros bonnet du Fatah, et directement lié à Salam Fayad, n’a rien de rassurant: «La procuration palestinienne poursuit des dizaines d’affaires de ventes de terrains à des Juifs », rappelle-t-il fréquemment. Il reconnait toutefois: «Ces enquêtes sont parfois difficiles, en raison de la pression d’Israël qui empêche le bon déroulement des affaires de la justice. » Concrètement, les condamnations à mort n’ont pas été entérinées depuis 2004, bien que les condamnés soient toujours en sursis.

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