Duqu 2.0, logiciel d’espionnage surpuissant qui vise les négociations avec l’Iran

L’attribution d’un piratage ou d’un logiciel malveillant est toujours une tâche délicate. Néanmoins, plusieurs indices semblent indiquer que l’État d’Israël est impliqué dans la conception de Duqu 2.0. Tout d’abord, la première version de Duqu, datant de 2011, est elle-même un dérivé de Stuxnet. Ce dernier aurait été développé par les États-Unis en coopération avec Israël, pour attaquer le programme nucléaire iranien, en particulier ses centrifugeuses, pour tenter de ralentir les efforts de Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme atomique.
En mars dernier, des responsables américains ont affirmé qu’Israël a espionné les discussions entre le P5+1 et l’Iran en 2014, d’après le Wall Street Journal. Le quotidien américain rapporte d’autres indices, qui permettent de faire le lien entre le ver informatique et l’état israélien. Par exemple, la première version du rapport technique de l’entreprise s’appelait «The Duqu Bet», qui signifie à la fois «pari» en anglais, et qui est la seconde lettre de l’alphabet hébreu.
Par la voix de sa vice-ministre des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, Israël a démenti avoir espionné les négociations sur le nucléaire iranien. «Les informations internationales sur l’implication d’Israël dans cette affaire sont sans fondement», a-t-elle déclaré. L’Autriche et la Suisse, de leur côté, avaient déjà entamé des enquêtes avant les révélations publiques de Kaspersky. «Du matériel informatique a été saisi dans le cadre d’une perquisition le 12 mai», a indiqué le parquet.

Lire l’article complet sur Le Figaro

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401 3 Jun 11, 2015

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