L’antisémitisme est encore présent dans la politique occidentale

L’antisémitisme comme composante des politiques occidentales actuelles, c’est la thèse défendue dans le National Post par Julien Bauer, politologue à l’Université du Québec à Montréal et chercheur à l’Institut canadien des recherches judaïques.
Le professeur de sciences politiques détaille l’évolution du sentiment antijuif à l’ouest du monde. Dans un premier temps, c’est bien sûr une haine d’ordre religieux qui prédomine. On abhorre le peuple «déicide», assimilé globalement à la figure de Judas. Une assimilation qui dénote, comme le rappelle l’auteur, l’oubli du judaïsme des apôtres fidèles à Jésus.
Puis la religion recule, et la sécularisation du monde accomplit son œuvre. La montée des nationalismes et les crispations totalitaires prennent le pas sur les considérations théologiques ou spirituelles mais ne laissent pas les juifs tranquilles, loin de là. Tenue pour exogène à la nation, voire malfaisante, la communauté hébraïque se trouve devant une sombre alternative, souligne Bauer: elle est soit surveillée avec la plus grande attention policière soit purement et simplement traquée, persécutée et assassinée.
L’antisémitisme directement religieux ou raciale semble balayé des politiques européennes contemporaines. Mais Julien Bauer estime au contraire que cette hostilité en fait partie intégrante, si on se penche sur les relations complexes entretenues avec Israël.

Lire l’article complet sur slate.fr

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437 4 Jun 18, 2015

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