“Les Grecs, entre colère et épuisement”

“Demain, nous ne rembourserons pas le FMI, mais le soleil se lèvera comme d’habitude après-demain. Nous aurons de l’oxygène, nous survivrons” – voilà ce qu’a lancé lundi soir le Premier ministre grec, qui a répété son refus de se laisser “humilier”. Une déclaration à la une d’”Efimerida”, qui montre également les milliers de manifestants descendus dans la rue pour exprimer leur soutien à Alexis Tsipras. Au premier plan, une jeune femme brandit une pancarte : “oxy”, qui veut dire “non”, en grec, non au plan d’aide européen, que Tsipras demande à ses compatriotes de refuser lors du référendum de dimanche prochain. À Athènes, la colère se mêle au découragement, à la fatigue, comme le montre la une d’”Ethnos”, où une vieille femme vêtue de noir apparaît accablée. Une Grecque épuisée par l’attente devant les distributeurs de billet, et dont le journal a saisi le visage pour évoquer l’angoisse des retraités de voir fondre ce qu’il reste de leurs maigres pensions. Un visage qu’on retrouve en une de “Ta Nea”, qui évoque une scène “digne de la tragédie antique”.
L’UE met en garde les Grecs contre la tentation de voter “non” lors du référendum de dimanche. Ces pressions sont évoquées à la une du “Wall Street Journal”. Le quotidien économique explique que les Grecs se retrouvent dans une position difficile : décider, soudainement, de l’avenir de leur pays, et peut-être même du futur de l’euro. “The Independent” s’interroge : Athènes devra-t-elle quitter la zone euro et revenir à la drachme? Le journal rappelle que la Grèce pourrait devenir le premier pays occidental à ne pas rembourser un prêt du FMI. Le quotidien montre dans un dessin Alexis Tsipras tentant de forcer un distributeur automatique. Sur l’écran apparaît le visage d’Angela Merkel. “Les traités européens ne prévoient pas de sortie de l’euro et nous ne l’acceptons pas”, a déclaré Yanis Varoufakis, en assurant que la Grèce était prête à se tourner vers la justice européenne pour éviter d’être éjectée de la zone euro, d’après “The Telegraph”. Le bras de fer se poursuit, donc – à voir avec un dessin de “Kathimerini”, qui montre les Grecs écrasés par une énorme balle. À la télé, le commentateur s’interroge : “Dans quel camp se trouve-t-elle ? Les créanciers de la Grèce disent qu’elle est dans son camp, et Tsipras dit qu’elle est dans le leur”.

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