Dilma Rousseff, l’heure des comptes

Brésil Alors que des manifestations sont prévues ce dimanche dans plus de 200 villes pour exiger sa destitution, la présidente, ancienne protégée de Lula, tente de mettre fin à son isolement politique.
«Dilma, dehors !» Les jeunes militants du Mouvement du Brésil libre (MBL) s’époumonent à un carrefour. Au feu rouge, ils déroulent face aux automobilistes une large banderole appelant à manifester, dimanche, pour le départ de la présidente Dilma Rousseff (Parti des travailleurs). «Rendez-vous sur l’avenue Paulista ! Pleure, Petista ! [partisan du PT, ndlr]», scandent les apprentis activistes. Un passant lève le pouce en signe d’assentiment, tandis qu’un homme à moto, lui, fait «non» de la tête. Prévue dans plus de 200 villes, la mobilisation a été convoquée sur les réseaux sociaux par des groupements de droite, tels que le MBL. La gauche, pour sa part, défilera jeudi 20 août pour dénoncer une «offensive putschiste».
«Appeler Dilma à démissionner, c’est lui laisser le choix de rester, explique Renan Santos, 31 ans, cheville ouvrière du MBL. Il faut qu’elle soit destituée. Le PT a érigé la corruption en méthode de gouvernement.» Contrairement aux deux défilés précédents, celui-ci est appuyé par la principale formation d’opposition, le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre droit). En octobre, son président, Aécio Neves, a été battu in extremis par Dilma Rousseff, réélue en principe pour un nouveau mandat de quatre ans.

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474 5 Aug 15, 2015

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