Liban – Un député se déchaîne contre le Hezbollah et stigmatise son action illégale et destructrice

Le député Ammar Houri (bloc du Futur) a répondu sur un ton ferme aux récentes attaques du Hezbollah contre le courant du Futur qui a été accusé par le parti chiite de « corruption » et d’être responsable du fort accroissement de la dette publique.
« Les violations de la loi et la mise en place de zones d’influence confessionnelles au détriment de l’État et du pouvoir central représentent l’apogée de la corruption, a notamment souligné M. Houri dans un communiqué de presse. Les comportements en violation de la loi sont le fait du Hezbollah depuis des années. Ce parti a militarisé les milieux qui relèvent de lui. Il a formé de vastes îlots d’autosécurité. Il a légalisé la contrebande à travers les secteurs publics. Il s’abstient de payer les taxes et les impôts pour tout ce qui touche aux activités sécuritaires et commerciales du parti. Il encourage le marché noir qu’il entreprend de gérer et dont profitent les membres du parti et ses partisans. Cela sans compter le commerce illégal de médicaments, de stupéfiants, de captagon et autres. »
Et M. Houri d’ajouter : « Limiter la responsabilité de la dette publique et des problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité, en sus des problèmes sociaux, à une seule et même faction, en avançant comme prétexte les politiques économiques suivies depuis 1992, tout cela s’inscrit dans le prolongement des campagnes de désinformation dont ils ont abreuvé l’opinion publique depuis 1998. Ces campagnes avaient abouti à l’éviction du président-martyr Rafic Hariri du pouvoir. Le Liban a été alors entraîné sur la voie de la stagnation qui s’est poursuivie durant tout un régime, à l’ombre des différents gouvernements au sein desquels ils étaient partenaires, contribuant ainsi à la gestion des affaires publiques. De ce fait, nul ne peut occulter leurs responsabilités concernant l’accroissement de la dette publique. »
M. Houri a ajouté dans ce cadre que « l’attitude des Libanais qui expriment à l’unisson leur colère vis-à-vis de la situation à laquelle est parvenu le secteur de l’électricité constitue une preuve irréfutable de l’état de déliquescence qui a été atteint du fait de la gestion de ce secteur ». « Il serait utile de rappeler dans ce cadre que, durant la seconde moitié de la décennie des années 90, l’État avait réussi à assurer l’approvisionnement en courant électrique 24 heures sur 24 dans la plupart des régions libanaises, a relevé Ammar Houri. La responsabilité de l’échec de la gestion de ce secteur incombe à des factions politiques connues de tous, qui ont pris en main pendant de longues années la gestion de l’électricité et de l’énergie, sachant que tous les moyens ont été mis à la disposition de ces factions pour gérer ce secteur (de l’électricité). »

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469 2 Sep 5, 2015

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