En Turquie, le déclin “inquiétant” de la liberté de la presse avant les élections

Les autorités turques accentuent la pression sur les médias à l’approche des élections anticipées du 1er novembre.
Quelques lignes et la porte. Cet été, l’éditorialiste Kadri Gürsel a été remercié sèchement pour un “tweet” critiquant le président M.Erdogan, et a rejoint la longue liste des victimes de la guerre engagée par le régime turc contre la presse indépendante. Le 20 juillet, la ville frontalière de Suruç, à la frontière syrienne, était secouée par un attentat-suicide qui a tué 32 militants de la cause kurde. L’attaque n’a jamais été revendiquée mais vite attribuée au groupe jihadiste Etat islamique (EI).
La réaction de l’éminent journaliste du quotidien Milliyet est piquante. “Il est embarrassant que des responsables étrangers appellent le principal responsable de la terreur exercée par l’EI en Turquie pour lui présenter leur condoléances après Suruç”, écrit deux jours après Kadri Gürsel sur son compte Twitter. Comme d’autres, il accuse M.Erdogan d’avoir soutenu l’EI pour accélérer la chute du président syrien Bachar al-Assad, ce que le chef de l’Etat a toujours réfuté.

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463 2 Sep 16, 2015

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