La Grande-Bretagne renonce à former les gardiens de prison saoudiens

Au moment même où la France se targuait, mardi 13 octobre, de la signature de nouveaux contrats, y compris d’armement, avec l’Arabie saoudite, le gouvernement britannique s’est trouvé contraint, sous la pression de l’opinion, de se retirer d’un appel d’offres visant la formation de gardiens de prison dans ce pays. Le contrat, d’un montant de 5,9 millions de livres sterling (7,9 millions d’euros), est modeste comparé aux recettes engrangées par les ventes d’armes de Londres à Riyad (4 milliards de livres soit 5,3 milliards d’euros). Mais ce recul traduit un net changement de ton dans les relations excellentes qu’entretient le premier ministre David Cameron avec le royaume saoudien, premier partenaire commercial du Royaume-Uni au Moyen-Orient et fournisseur de renseignements réputés décisifs en matière de lutte contre le terrorisme.
L’émotion suscitée par le sort de Karl Andree, un ressortissant britannique de 77 ans résidant en Arabie Saoudite depuis 25 ans, apparaît comme l’une des explications de ce repositionnement. Le septuagénaire a été condamné à un an de prison – peine qu’il a purgée – et à 350 coups de fouet pour avoir transporté des bouteilles de vin artisanal dans sa voiture, alors que la possession d’alcool est strictement prohibée. La révélation par le tabloïd The Sun du calvaire de l’expatrié, « malade trois fois d’un cancer et asthmatique », a contraint M. Cameron à annoncer, mardi, qu’il allait « faire part » par écrit « de sa préoccupation » aux autorités de Riyad.

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391 2 Oct 14, 2015

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