Petit guide de désinformation pour écrire sur Israël

Analyse rhétorique des médias français
Tandis que des Arabes assassinent des civils juifs au couteau, par voiture-bélier, lapidation ou à l’arme à feu, Mahmoud Abbas félicite ces meurtriers, encourage ses partisans à créer des troubles sur le Mont du Temple, trouve que « les Juifs ont les pieds sales » et reçoit une médaille de la ville de Paris au nom de la paix. Comme un salut solennel aux attentats des derniers jours, le député-maire de Tremblay en France hisse le drapeau « palestinien » (« Cet acte s’inscrira dans le cadre de la journée nationale de mobilisation pour la reconnaissance de l’Etat palestinien »). On pourrait penser qu’une telle réalité serait de nature à scandaliser. C’est sans compter le travail de travestissement effectué par les journalistes français.
On présente souvent la mission journalistique comme une quête éperdue d’objectivité afin d’informer un public sans repères : il s’agit plutôt de construire l’opinion publique en fonction de préjugés idéologiques et d’un militantisme larvé.
Le systématisme des orientations de l’information en faveur du Fatah, de l’OLP et du Hamas se fonde sur un récit des faits selon une stratégie particulière. La rhétorique de diabolisation d’Israël repose sur des moyens stylistiques dont nous allons tenter de donner un très bref aperçu, même si la matière de ces dernières semaines suggère plutôt d’y consacrer un ouvrage entier.
La stratégie rhétorique générale qui est mise en œuvre repose sur l’atténuation de la violence arabo-musulmane et la maximisation de la violence israélienne. Ce principe stratégique, augmenté d’un renversement du rapport d’agression, se déploie à travers divers moyens tactiques.
Arsenal lexical
La répétition systématique de mots comme « colon », « occupation », « Judée et Samarie » ou même « palestinien » met en place un récit orienté qui consiste à délégitimer la présence juive sur un territoire présenté comme « appartenant » aux Arabes.
Le terme « colon » n’est pas employé au sens de « Celui qui a quitté son pays pour aller occuper, défricher, cultiver une terre de colonisation », mais au sens de « colonisateur », « envahisseur », « conquérant » avec toutes les connotations de violence et d’exploitation qui s’y rattachent (et dont, étrangement, le monde musulman, colonisateur international s’il en est, est exempté). Les victimes ne sont jamais présentées comme des parents, des enfants ou des agriculteurs mais comme des colonisateurs exerçant une domination. A chaque assassinat, le mot « colon » agit comme un verrou émotionnel, bloquant toute possibilité d’empathie chez le lecteur puisqu’il propose en somme une excuse au meurtre : ces Juifs n’avaient rien à faire là. C’est une façon d’adopter le point de vue arabe définissant la terre arabe comme devant être judenrein.
J’ai déjà rappelé (Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées) qu’il ne s’agissait en aucune manière de terres conquises illégitimement et elles ne sont occupées que dans un sens légal parfaitement défini et reconnu comme tel par le droit international, qui plus est à la suite de guerre d’agressions visant à éliminer Israël.[1] N’oublions pas que le plan de partage de 1947 ayant été rejeté par les parties arabes qui se sont livrées à une invasion armée, ce sont toujours les dispositions du Traité de San Rémo de 1923 qui ont force de loi.
« Judée et Samarie » est un terme utilisé à partir de 1948 pour désigner les terres conquises par la Jordanie lors de l’invasion d’Israël. La Jordanie a renoncé en 1988 à toute prétention sur ces terres par elle-même volées, et récupérées par Israël en 1967. Il s’agit de la région des Monts de Judée, appelée Judée-Samarie depuis des millénaires. Utiliser ce terme, c’est donc lui refuser son appellation juive pour lui préférer, de manière singulièrement anachronique, une souveraineté transitoire, illégitime et caduque — et arabo-islamique.

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711 0 Oct 14, 2015

1 comment

  1. Roland

    C’est quand même touchant un bébé phoque, non ? Et c’est scandaleux de s’en prendre à ces boules de poils aux grands yeux noirs pour verser leurs sangs sur la neige immaculée.
    Maintenant prenons un autre animal, disons les moucherons du Nord canadien. Et imaginons que pour de bonnes ou de mauvaises raisons, il faille en massacrer un maximum en leur arrachant la tête sans les avoir préalablement tués pour récolter leurs cervelles . Franchement, quelle actrice célèbre irait jusque dans des déserts glacés pour défendre l’existence de ces animaux-ci ? Les moucherons c’est moche, ça virevolte dans tous les sens, ça ne sert à rien, bref ça gêne.

    Et bien les palestiniens sont les bébés phoques et les juifs religieux les moucherons. Les enfants palestiniens et leurs mères éplorées attirent la sympathie. Les juifs avec leurs étranges accoutrements repoussent ceux qui pensent comme il convient. Pire, ils ne font aucun effort pour se rendre aimables.
    C’est marrant d’ailleurs, car n’importe quelle tribut de Papouasie qui aspirerait à conserver son mode de vie seule contre tous plairait à l’Occident. Mais les juifs qui vivent selon leurs coutumes ensemble sont détestés.

    Cela promet des jours difficile aux juifs d’Israël. Mais ils savent et depuis fort longtemps qu’ils ne pourront pas compter sur les gentils.

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