Lieberman à l’Onu

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, leader d’Israël Béteinou, ne cache pas son scepticisme quant aux chances de parvenir rapidement à un accord équitable entre Israël et les Palestiniens. Il a bien exprimé son opinion mardi dans le discours qu’il a prononcé devant l’Assemblée générale de l’Onu réunie en ce moment à New York. Il a notamment déclaré que « malgré les progrès des conversations directes et l’espoir d’un règlement d’ici un an, il estimait quant à lui que cette option n’était pas réalisable à l’heure actuelle ». Lieberman a ajouté : « Il faut conclure un traité intérimaire sur du long terme, puisqu’il s’avère impossible d’obtenir un accord de paix global d’ici quelques années. Un accord à long terme favorisera l’essor économique des Palestiniens et leur libre circulation, et permettra ensuite aux nouvelles générations d’Israéliens et de Palestiniens, qui n’auront pas été élevés dans la haine de l’autre, de parvenir à une paix totale d’ici quelques décennies ». Lieberman s’est en outre déclaré convaincu que seul son plan était en mesure d’établir un règlement satisfaisant entre les deux camps, rappelant qu’il s’appuyait notamment sur « un échange de territoires et de populations ». Le ministre a ensuite évoqué la question de l’Iran et de son influence sur les événements du Proche-Orient, en soulignant que « si l’Iran pouvait vivre sans le Hamas, ce dernier ne pouvait subsister sans l’aide de Téhéran ». Il a ajouté que si ce problème n’était pas réglé, la République islamique continuerait à menacer l’équilibre de toute la région et à placer ses pions aux frontières d’Israël, tant au Nord qu’au Sud, citant pour exemple le Hamas et le Hezbollah. Et de préciser que tant qu’une telle situation persisterait, il serait impossible pour Israël de conclure un accord permanent avec les Palestiniens. Les déclarations de Lieberman ont suscité des protestations dans la classe politique israélienne mais ces réactions n’ont pas ému outre mesure le ministre, habitué aux critiques de ses collègues ou de ses adversaires. Répondant mercredi matin aux questions d’un journaliste de Galei Tsahal, il a repoussé ces nouvelles critiques en affirmant que les positions qu’il avait exposées à l’Onu étaient tout à fait légitimes. Quant aux Etats-Unis, malgré les fonctions officielles de Lieberman qui dirige la diplomatie israélienne, ils ont refusé de tenir compte de ces déclarations. Le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley, a tout simplement refusé de faire référence au discours de Lieberman et a annulé le rôle de Lieberman dans les pourparlers.

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238 0 Sep 29, 2010

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