Damas ne sera ni médiateur ni pompier au lendemain de l’acte d’accusation

« Un acte d’accusation par le TSL dirigé contre le Hezbollah est une déclaration de guerre contre la résistance. » C’est ce que déclare sans ambages une source proche de l’opposition, qui insiste pour dire dans son exposé qu’il ne s’agit pas là de « menaces » mais d’« évidences » tirées de la connaissance du terrain libanais et surtout de la psychologie du parti chiite, dont la paranoïa politique a récemment atteint son apogée.

Avec la confirmation, jour après jour, de la teneur de l’acte d’accusation qui pourrait en principe incriminer le parti chiite, la méfiance de ce dernier s’est d’autant plus exacerbée, précise la source, que le parti a connu au cours des dernières années de multiples périls menaçant son existence même, à commencer par l’adoption de la résolution 1559, en passant par la guerre de juillet 2006, deux épisodes que le Hezbollah et ses partisans considèrent comme le visant directement. Par conséquent, un acte d’accusation qui l’impliquerait directement dans l’assassinat de Rafic Hariri ne peut être considéré que fatal par le parti de Dieu, qui estime qu’il s’agirait là d’une nouvelle tentative, ou d’un épisode complémentaire de la 1559, visant à l’éradiquer politiquement et juridiquement cette fois, là où on a échoué à le faire militairement, une thèse récemment défendue par le leader druze Walid Joumblatt.

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