Jacques Chirac, une paresse si française

La classe politique française peut se gausser, aujourd’hui, du «roi fainéant» Chirac. En réalité, cette paresse élyséenne n’était, dans bien des domaines, que le reflet d’une dangereuse paresse française
Il paraît que dans les dernières années de sa présidence (1995-2007), Jacques Chirac avait hérité d’un surnom: le «roi fainéant». Deux mots accolés, à la fois clin d’œil à l’histoire du Moyen Age et aux deux principaux travers de ses douze années passées à l’Elysée: un sentiment d’étiolement progressif de la monarchie républicaine à la française, et une incapacité chronique à prendre les décisions douloureuses qu’exigeait alors la situation de l’Hexagone.
Dix ans plus tard, le bilan apparaît plus contrasté. Certes, la présidence Chirac ne fut pas celle du renouveau. Alors que le monde changeait profondément sous l’impulsion des bouleversements liés à la chute du mur de Berlin en 1989, la France est un peu trop restée elle-même: étatiste, dominée par une culture sociale de l’affrontement, heureuse des difficultés d’une Allemagne que le monde entier percevait, à cette époque, comme l’homme malade de l’Europe. Une France bloquée lors des grandes grèves de 1995-1996, puis saluée internationalement après le refus chiraquien d’accompagner les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans le bourbier irakien, en 2002-2003. Une France entre deux mondes: secouée par la mondialisation de l’écon

Lire l’article complet sur https://www.letemps.ch

Share This
408 9 Sep 25, 2016

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.