Fischer: attention à la flambée des prix dans l’immobilier

La nomination de Youval Steinitz à la tête du ministère des Finances avait suscité, on s’en souvient, la surprise. En effet, les Israéliens ne comprenaient pas pourquoi Netanyahou avait choisi de confier ce portefeuille à un homme dont la formation universitaire était littéraire et qui était docteur en philosophie. Aujourd’hui, on sait que Steinitz est parfois en profond désaccord avec le gouverneur de la Banque d’Israël, le professeur Stanley Fischer, et il s’est par exemple opposé récemment à la décision de ce dernier, qui a augmenté le taux d’intérêt de 2 %. Mais Fischer a tenu à calmer ces tensions, du moins face au public, en déclarant qu’on pouvait les comparer à « deux médecins penchés sur un seul patient et qui doivent coopérer ». Steinitz a pour sa part déclaré que les relations entre le Trésor et la Banque d’Israël étaient « excellentes » et qu’il était totalement satisfait de la collaboration entre les deux bureaux « malgré quelques divergences ». Il a notamment reconnu que la hausse du taux d’intérêt était du ressort de la Banque d’Israël et qu’il se pliait donc à sa décision, même s’il ne l’approuvait pas. Cet apaisement n’est pas fortuit: il arrive à point, au moment où les deux hommes s’apprêtent à s’envoler pour Washington, à la tête d’une délégation qui participera aux assemblées annuelles du Fonds Monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale. Ces conférences se tiendront du 8 au 10 octobre. Pour en revenir aux questions touchant l’économie israélienne, le professeur Fischer a déclaré dimanche, lors de sa conférence de presse, qu’il ne permettrait pas que la flambée des prix des appartements provoque une nouvelle crise au sein de l’économie locale. « Il y a eu suffisamment de crises dans le monde qui ont été enclenchées par le marché immobilier, et je ne tolérerai pas que cela se passe également en Israël ». Il a ajouté qu’il envisageait de prendre des mesures sévères si jamais les prix des appartements venaient à augmenter davantage encore. Quant à la situation générale, le gouverneur de la Banque d’Israël s’est déclaré satisfait, considérant que l’économie israélienne était en bien meilleure posture que celle d’autres Etats. Il a estimé qu’Israël était pratiquement sorti de la crise tout en soulignant que tous les problèmes n’avaient pas été réglés. Rappelant que l’économie mondiale traversait encore de grandes difficultés, il a demandé aux Israéliens de faire preuve de vigilance et de prudence. Toutefois, il ne craint pas une nouvelle récession ni une nouvelle crise économique, mais il constate un ralentissement certain de la croissance, tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

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